Neuf Mois Publié le 03 Janvier 2012 par Lucie Sarfaty

Les tests de paternité en ligne Enfant à naître, père incertain

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Mater semper certa est, pater semper incertus : la mère est toujours certaine, le père toujours incertain. Aujourd’hui, l’adage antique est obsolète. De nouveaux tests de paternité permettent de vérifier la compatibilité génétique d’un foetus avec son géniteur présumé, et ce, dès la dixième semaine de grossesse !

Depuis quelques années, des sociétés – toutes implantées à l’étranger – proposent contre quelques centaines d’euros de vérifier une filiation biologique. Un marché, illégal en France (lire l’encadré), qui est alimenté par une rumeur persistante : les enfants nés de leur père déclaré seraient bien moins nombreux qu’on ne le croit. Rumeur confirmée par une étude, publiée en mai 2009, dans la très sérieuse revue The Lancet. L’article expliquait que des chercheurs qui étudiaient la transmission des maladies génétiques sur plusieurs générations avaient été obligés d’écarter en moyenne 10 % de leur échantillon pour cause de surprises dans la filiation. La revue concluait qu’environ un enfant sur trente n’est pas de son « père ». Si les fausses paternités ne datent pas d’aujourd’hui, le phénomène a évolué avec le développement des moyens de contraception. « Avant, l’illégitime, c’était souvent le premier enfant – la rencontre d’un soir au bal et une jeune fille que l’on marie en catastrophe. Aujourd’hui, c’est plutôt le troisième enfant, qui est fait avec l’amant », observe Stéphane Viville, chef de service du laboratoire de biologie de la reproduction au CHU de Strasbourg.

 

 

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Publié le 03 Janvier 2012
Auteur : Lucie Sarfaty | Photo : Marie LIESSE
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