Publié le 20 Novembre 2011 par Agnès GIARD

La sexualité au bras de fer Florence

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« J’ai 43 ans, je suis maraîchère, divorcée et mère d’un garçon de 19 ans. Je suis née à la fin des années 60, d’un père et d’une mère qui avaient 19 et 20 ans. Mon père s’est engagé dans l’armée et, comme il partait pour des missions lointaines pendant six mois, il arriva ce qui devait arriver… Ma mère, esseulée, finit par le tromper… et tomba enceinte de ma demi-soeur. Divorce. Chose rare pour l’époque, c’est mon père qui obtint ma garde. Il me confia à mes grandsparents. J’avais 4 ans. Je n’ai plus jamais revu ma mère biologique. Mon grand-père venait d’une famille d’immigrés polonais. Il savait à peine lire, car il s’était loué très jeune comme ouvrier afin d’aider ses parents qui avaient quatorze enfants à charge ! Ma grand-mère, catholique, me faisait dire ma prière au petit Jésus le soir. Hélas ! entre 5 et 6 ans, j’avais découvert les joies de la masturbation. La pauvre, m’ayant surprise un jour, essaya de me détourner de ces “pratiques honteuses” aussi gentiment que possible… Elle m’expliqua que “ça” rendait le petit Jésus triste. Malheureusement, j’étais plus préoccupée par la question existentielle de savoir si c’était pire de me masturber AVANT la prière, et d’être ensuite coupable devant Jésus, ou de faire ma prière en sachant pertinemment que je me caresserais APRÈS, auquel cas je lui mentais. Je me rends compte qu’à cet âge-là, il ne m’est jamais venu à l’esprit de me masturber dans la journée.

 

 

...la suite dans Causette #18...

Publié le 20 Novembre 2011
Auteur : Agnès GIARD | Photo : Émilie JOUVET
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