Publié le 02 Septembre 2011 par Propos recueillis par Agnès GIARD

Sandrine Forte femme cherche homme fort

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La sexualité n’est ni une science infuse, ni une somme de bons conseils à appliquer. Elle a beau être comme ça, changeante, aléatoire, parfois silencieuse, souvent dérangeante, on entend un nombre incroyable de bêtises à son sujet ! On nous tartine d’injonctions et de conseils soi-disant avisés, au mépris de ce constat tout simple : il y a autant de sexualités que de personnes. Le mieux, pour s’en rendre compte, est de prendre connaissance de la VRAIE vie des femmes. L’inavouable et l’inavoué. Au final, on se sent moins seule, parce que « ça alors, moi aussi, ça me fait ça ! »

« J’ai 36 ans, je suis DRH dans un hôpital, je suis mariée, j’ai deux enfants. Mon éducation a été double : d’un côté, une mère hyperprude, hyperrigide (elle n’a connu que mon père, ils s’aiment très fort), mais qui m’explique que le sexe, c’est le ciment d’un couple. Que les hommes ne pensent qu’à ça, et qu’il faut se préserver. Son père était un coureur qui a beaucoup fait souffrir autour de lui. De l’autre côté, une grand-mère indigne que j’admire beaucoup. À l’âge de 40 ans, n’ayant jamais éprouvé d’orgasme entre les bras de son époux, elle s’est mise à collectionner les amants. Je ne pense pas qu’ils l’aient fait jouir, non, mais ça n’empêchait pas ma grand-mère d’aimer le sexe. Il y a un roman qui s’intitule Une femme empêchée, qui me fait beaucoup penser à elle. Combien de femmes sont encore empêchées de nos jours ? J’ai fait l’amour la première fois avec un homme qui avait le double de mon âge, un ami proche de mes parents. Polytechnicien imposant, un bel animal sauvage qui m’avait mise sous le choc au premier regard… à 15 ans. J’étais complètement submergée de désir, je ne mangeais plus, je ne me lavais plus, je ne pensais qu’à lui. Il me soulevait pour m’embrasser, ce qui me rendait folle. J’ai toujours été volcanique. Je me masturbe chaque jour depuis que je suis née ou presque. Mais je n’aurais jamais deviné qu’il y avait en moi des régions plus obscures à explorer. Je savais juste que j’aimais me sentir soulevée entre les bras de grands mâles et qu’un certain type d’hommes m’attirait énormément : quadra dominateur, crâne rasé, lunettes rectangulaires, bracelet fin en cuir tressé. Lorsque j’en rencontrais un et qu’un petit jeu de séduction commençait, je m’enfuyais bien vite, car l’attraction physique menaçait de devenir dévorante.

 

 

... la suite dans Causette #16 ...

Publié le 02 Septembre 2011
Auteur : Propos recueillis par Agnès GIARD | Photo : Bertrand Desprez / Agence VU
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