Les gens Publié le 17 Décembre 2009 par Grégory Lassus-Debat

Samantha Davies À l’eau s’est enchaînée

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Quand «Causette» l'avait rencontrée pour la première fois, avant le départ du Vendée Globe, c'est les pieds nus que la jeune Anglaise l'avait reçue sur son bateau, parce qu'il venait «tut jouste d'êtwe lavé». Elle était comme une gamine sur son voilier rose, sautillant, expliquant, impatiente de partir à l'ascension de «l'Everest des mers». 95 jours, 4 heures, 39 minutes et 1 seconde plus tard, «Causette» remontait le chenal des Sables d'Olonne à ses côtés. Elle était partie d'un port et y était revenue sans avoir fait demi-tour: un tour du monde dans les bottes.

«C'est juste marrant de se dire que, pendant la moitié de la course, on va s'éloigner de l'arrivée». Aujourd'hui, elle l'a fait. Pourtant, de l'aveu-même d'Erwan Lemeilleur, son responsable technique, rencontré avant le départ, rien n'était joué. Il confiait alors, inquiet: «Le but, déjà, c'est qu'elle revienne. Si elle finit dans les dix premiers, c'est génial, mais vu les bonhommes qui sont sur la ligne...» Mais la petite Anglaise a surpris le monde et, au long de cet hiver, est devenue la chouchoute de celui de la voile, par cette improbable fraîcheur au cœur des mers les plus violentes du globe. Une fureur d'avancer, dans la joie, quand les «Trentièmes Tempestants» tempêtaient et que les « Cinquantièmes Hurlants» rugissaient, à danser sur le pont au rythme de «Girls just want to have fun», seule et hors de portée de tout secours d'urgence.

 

...la suite dans Causette #1...

 

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Publié le 17 Décembre 2009
Auteur : Grégory Lassus-Debat | Photo : Christophe Meireis
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