Culture Publié le 10 Juillet 2011 par Marie GALLIC

Orka Îles sont vraiment férioénals

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Ils tapent sur d’la ferraille et c’est numéwo uun… enfin, chez eux, aux Féroé. Sur des instruments faits de bric et de broc, le groupe Orka exécute un rock sombre et industriel, qui gronde comme le tonnerre d’Odin. Pour leur concert en France, ils sont accompagnés de leur compatriote

 

 

S’ils partagent l’espace de création artistique de la Ville de Paris, au 104, c’est dans des antichambres séparées qu’Orka et Budam préparent leur show respectif. Chez Orka, une scène jonchée d’instruments étranges, exclusivement fabriqués à partir de matériaux prélevés dans les ruines d’une ferme aux Féroé. Un bidon en fer rouillé, sur lequel traînent boulons et écrous, en guise de tambour. Un poteau arraché à une barrière d’où pend une ficelle, en guise de basse. Autant dire que les hymnes en féroïen d’Orka sont intrinsèquement (d)étonnants.

 

Plus standard dans ses compositions au format pop international, Budam se fait simplement accompagner d’un batteur et d’un pianiste. Mais, chassez « l’être féroïen », il revient au galop. « On n’entend pas les origines féroïennes de ma musique, pourtant, ces îles isolées et mystiques marquent ma façon de penser. » On croit le bonhomme sur parole tant l’adaptation en pièce de théâtre musicale de l’album «Man» hante les esprits. Budam y chante, de sa voix puissante, des paroles séminales dans un micro déguisé en trompe d’éléphant tout en essayant de se défaire de la chaise… à laquelle il s’est attaché. Épique.

 

 

... la suite dans Causette #15...

Publié le 10 Juillet 2011
Auteur : Marie GALLIC | Photo : William Beaucardet pour Causette
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