La cabine d'effeuillage Publié le 17 Décembre 2009 par Bérangère Portalier

Jacky Ido Surpris en pleine action !

blog post image

« La comédie, je ne suis pas allé la chercher. C'est elle qui s'est tournée vers moi. Je l'ai embrassée, et ça a fonctionné ! »

L'homme qui parle de la comédie comme d'une femme, c'est Jacky Ido. Visiblement son étreinte cinématographique a su créer le désir, et pas chez le moindre des réalisateurs. À 32 ans, Jacky fait partie du casting du très attendu « Inglorious Basterds», le prochain Tarantino, où le gratin d'Hollywood (Brad Pitt et Diane Krueger pour ne citer qu'eux) frayera sous nos yeux ébaubis avec de petits Frenchies comme Jacky ou Mélanie Laurent... Rencontre du premier type, le genre qui plaît à Causette !

Sir Ido reste zen. Ce n'est pas une brochette d'Hollywoodiens qui va lui faire peur. « Je me vois avoir des rapports simples avec les gens, et toujours rester moi-même ! Je peux naviguer dans des milieux différents, parce que je suis un peu caméléon là-dessus. J'aime bien aller voir différents espaces, différentes mentalités ». Et sur ce point précis, il s'est bien servi. Une enfance au Burkina Faso puis une adolescence au Clos-Saint-Lazare de Stains, une cité très pauvre du 93, auraient pu l'emmener vers un destin tout tracé de galérien, et il s'en amuse : « Je suis africain, banlieusard et noir. Pour recevoir tous les maux de la société, j'ai le dos d'un paquebot ! ». C'est mal connaître le gaillard, qui n'est pas du style à se laisser abattre par un bête conditionnement socio-économique! À force de volonté et de dynamisme, Jacky commence à louvoyer dans le milieu du cinéma français, avec cet air de gentil garçon qu'il arbore perpétuellement, comme pour contrecarrer l'effet grand-black-en-doudoune et prouver que des banlieues les plus dures peuvent naître des gendres idéaux ! Il donne ainsi la réplique à feu Michel Serrault dans « Les enfants du pays » de Pierre Javaux, et plus récemment, il est à l'affiche du film de François Dupeyron « Aide-toi, le ciel t'aidera ». Mais c'est surtout grâce à une superproduction allemande: « The White Massaï », qu'il se distingue, en 2005, de la masse grouillante des wannabe acteurs.

 

...la suite dans Causette #1...

 

ShareFB

 

Publié le 17 Décembre 2009
Auteur : Bérangère Portalier | Photo : Christophe Meireis
3991 vues | 0 commentaire

Déposez votre commentaire
J'aime Causette