Culture Publié le 02 Mai 2011 par Marie GALLIC

Alain Lacoursiere Le Colombo de l'art, Tab'ar(t)naque !

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Quand trafic d’armes rime avec Cézanne et Picabia avec mafia, Alain Lacoursière n’est jamais loin. Cet ancien flic et historien de l’art québécois a consacré plus de la moitié de sa carrière aux crimes et délits liés à ce domaine. Insubordonné, il a côtoyé faussaires et mafieux pour mettre au jour l’un des procédés les plus répandus pour blanchir de l’argent : le trafic international d’œuvres d’art, dont le Québec est une plaque tournante. Biographie de Sylvain Larocque en poche, Causette a suivi, à Montréal, la piste du Columbo de l’art…

Il oublie intentionnellement ses lunettes afin de surprendre un échange entre un galeriste et des voleurs. Il se retrouve avec une bombe dans les mains. Il se fait tirer trois fois dessus quand les statistiques indiquent qu’un policier québécois a une chance sur quarante d’entendre siffler des balles dans sa carrière… La biographie d’Alain Lacoursière, rédigée par un journaliste de La Presse, est bien rocambolesque. Pourtant, le petit homme affable qui boitille dans les bureaux du plus grand quotidien francophone d’Amérique, où il nous accueille, a plus l’air d’un philosophe que de l’inspecteur Harry. Pas étonnant, donc, qu’on lui ait refilé le blase de « Columbo de l’art ». Comme son homonyme, il ne correspond en rien au stéréotype du flic. « C’est sans doute cela qui m’a amené à rencontrer des criminels sans qu’ils soupçonnent que j’étais de la police. Tout ce qui est dans le livre m’est arrivé. Ma vie est rocambolesque parce que je suis toujours au bon (ou au mauvais) endroit. »

 

 

... la suite dans Causette #14 ...

Publié le 02 Mai 2011
Auteur : Marie GALLIC | Photo : Bertrand CARRIERE / Agence VU pour Causette
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