La cabine d'effeuillage Publié le 02 Mai 2011 par Johanna LUYSSEN

Camille de Toledo L'âge d'homme

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Brève tentative de compréhension de l’écrivain Camille de Toledo, alias Alexis Mital, alias Oscar Philipsen : homme aux vies multiples, poète écrivant dans la douleur et dans la drôlerie, écrivain misanthrope, amoureux du monde.

 

Camille de Toledo n’est plus un dandy. C’est pourtant l’image qu’on lui colle. Il s’en désespère. En France, c’est vrai, il suffit que vous ayez un peu frayé dans les années 90 avec Jean-François Bizot, feu le patron d’Actuel, ou que vous posiez, comme il vient de le faire, en jogging sur la couverture d’une revue littéraire, pour qu’on vous colle le mot « dandy ». Ça sonne mi-envieux, mi-méprisant. Il le réfute parce qu’il sait que, pour la majorité des gens, un dandy, c’est un être excentrique, fantasque et, surtout, qui fait exprès d’être différent. « Dandy, je l’ai été à 25 ans, mais je ne le suis plus. Et puis, aujourd’hui, on voit cela comme un conformisme de singularité. En revanche, si c’est le refus du temps présent, si c’est l’endurance de la solitude, ça me va. » Et surtout : « Je me suis mis en jogging ce jour-là parce que j’aime bien me mettre en jogging ! »

 

 

 

... la suite dans Causette #14...

Publié le 02 Mai 2011
Auteur : Johanna LUYSSEN | Photo : William BEAUCARDET pour Causette
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