La foirfouille de l'histoire Publié le 28 Mars 2019 par MAÏWENN BORDRON

30 janvier 1939, Lluisa 10 ans, fuit le franquisme

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Comme des milliers d’autres républicains espagnols, Lluïsa Miralles et sa mère ont fui l’avancée des troupes franquistes et pris la route de l’exil, direction le sud de la France. C’est la Retirada, dont on commémore cette année le 80e anniversaire. À l’arrivée, le camp d’Argelès-sur-Mer...

30 janvier 1939, il fait très froid. Ce jour-là, Lluïsa Miralles, 10 ans, et sa mère partent de Portbou,tout au nord de la Catalogne.

C’est la deuxième fois qu’elles fuient le franquisme. Huit mois plus tôt, elles avaient déjà quitté leur maison à Ulldecona, un peu plus au sud. Mais ce jour de janvier, il faut partir pour de bon. Direction la France.

Les deux Lluïsa (mère et fille portent le même prénom) marchent plusieurs heures au milieu des vignes avant d’arriver à Cerbère, dans les Pyrénées-Orientales, un poste-frontière au bord de la mer. Il est midi environ quand les gendarmes les laissent passer. Avec elles, un flot de réfugié·es espagnol·es.

Depuis le 27 janvier au soir, la frontière est ouverte aux civils, en général des femmes, des enfants et des vieillards. Les militaires, eux, ne seront autorisés à entrer sur le territoire français qu’à partir du 5 février. C’est pourquoi le père de Lluïsa, un bourrelier qui a rejoint l’armée républicaine, arrive en France quelques jours plus tard.

 

... La suite dans Causette #99.

Publié le 28 Mars 2019
Auteur : MAÏWENN BORDRON | Photo : © EXCELSIOR-L’ÉQUIPE/ROGER-VIOLLET
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