Coulisses Publié le 28 Mars 2019 par SARAH DUMONT

''J’irai danser sur vos tombes''

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Des obsèques dans une salle de concerts, une chorégraphie dans un crématorium, ou encore un discours à la Desproges... Certain·es n’ont pas peur de s’affranchir des conventions pour rendre hommage à leurs défunt·es. Et leur deuil s’en porte mieux !

“On a beau être des bourgeois, ce jour-là, il n’était pas ques- tion de s’embarrasser des codes. Et peu importe si ça choquait. On voulait être dans le vrai », raconte Juliette, 59 ans, après avoir organisé l’enterrement de son père âgé de 89 ans, deux mois plus tôt.

Comme elle, les Français sont de plus en plus nombreux à s’autoriser des funérailles peu conventionnelles pour leurs proches. Devant l’augmentation du nombre de cérémonies laïques (un souhait pour 26 % des Français 1) et la demande en hausse de crémations (63 % des Français déclarent vouloir une crémation 1), une révolution funéraire est en cours.

Pour combler le manque d’offres quand on souhaite célébrer la mort autrement, certaines familles prennent part à l’organisation des obsèques aux côtés des pompes funèbres et apportent leur touche perso. Et il semblerait que ça les aide à se reconstruire. D’après une enquête menée en 2016 à l’occasion des premières assises du funéraire, 70 % des personnes déclaraient que cette implication avait eu un impact positif sur leur deuil 2.

Fanny, 28 ans, en témoigne : « Repenser à la cérémonie de ma mère et me dire que j’ai réussi à lui organiser un moment frais et léger, qui ne soit pas centré sur sa mort, mais sur la femme haute en couleur qu’elle était, me rend heureuse. » Alors, prêts à oublier le protocole ?

 

 

... La suite dans Causette #99.

Publié le 28 Mars 2019
Auteur : SARAH DUMONT | Photo : Illustrations : CAMILLE BESSE
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