LA NATION Publié le 01 Mai 2011 par Jean-Valéry de La Compostelle

LA NATION Chemin de croix...

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Chères lectrices, chers lecteurs,

Souvenez-vous comme la route a été longue. En 2001, lorsque nous avons créé ce journal, l'extrême droite était mal vue, déconsidérée et, souvent même, honnie par le bon peuple de France. L'air de ce temps mauvais glaçait nos pensées et figeait nos idéaux. Depuis plus de cinquante ans, nous étions congelés. Il fait meilleur aujourd'hui.

Il fallut attendre le 21 avril 2002 pour sentir souffler le redoux qui nous libéra au grand air. Une fois le futur président Sarkozy aux commandes du ministère de l'Intérieur, l'heure était venue, pour les Français, de penser tout haut ce que, entre nous, nous disions depuis longtemps tout bas. En septembre 2005, le président appelle enfin les préfets à assurer la sécurité des Français de souche en s'attaquant « en premier lieu, [aux] gens du voyage, jeunes des banlieues [et] immigrés illégaux. » Quelle félicité !


Mais c'est dans sa première course à l'Élysée que le candidat Sarkozy sait le mieux nous convaincre de rallier son camp. Il nous touche si profondément que le pourcentage des votes d'extrême droite recule, pour la première fois depuis 1988, dans une élection présidentielle, divisant par deux son score, de 19,20 % en 2002 à 10,44 % en 2007.


Surtout, la politique qu'il mène lors de son premier mandat est presque totalement en accord avec nos idées et permet de les faire accepter, respecter, lentement mais sûrement. Le temps où l'on nous diabolisait impunément est révolu. Développement du fichage ADN, peines plancher, magistrats régulièrement accusés de laxisme, clandestins massivement expulsés. Historiquement, s'il est une date à retenir, c'est celle du 31 juillet 2010 : dans un discours envoûtant et orgasmique tenu à Grenoble, Nicolas Sarkozy lie clairement immigration et délinquance et nous débarrasse ainsi, et en quelques minutes, d'une « bien-pensance » vieille comme la gauche. Roms, Gitans, Noirs et Arabes savent, désormais, que les Français se donnent les moyens de se sentir à nouveau chez eux dans l'Hexagone.


Ainsi, les ventes de La Nation décollent doucement avant d'être mises en orbite à partir de 2011, année bénie entre toutes. Au printemps, dans la foulée d'une légère progression du FN enregistrée aux élections cantonales, les médias et les sondeurs sont pris d'un enthousiasme débordant pour la candidate Marine Le Pen, à la présidentielle de 2012. L'électorat que nous représentons devient soudain la cible des désirs brûlants de (feu) l'UMP et de (feu) le FN. Le cœur des lecteurs et de la rédaction de La Nation est soudain bercé par une surenchère patriotique exemplaire. Seigneur, que cette campagne fut douce ! Douillette comme le berceau qu'elle était pour nos valeurs. Nous savions bien que Marine Le Pen n'avait aucune chance de rafler l'Élysée mais s'il n'avait pas été face à elle au second tour, le président sortant Sarkozy ne l'aurait pas emporté une seconde fois. Aujourd'hui qu'il annonce qu'il ne se présentera pas pour un troisième mandat, la guerre fait rage sur le nouvel échiquier politique. Qui de Claude Guéant, Marine Le Pen (depuis qu'elle a intégré le parti présidentiel) ou Patrick Buisson (ancien de notre concurrent Minute et conseiller du président) représentera la droite républicaine ? Et qui de Brice Hortefeux, Dominique de Villepin ou Manuel Valls représentera la gauche ? Dans cette année de campagne qui débute et vu la multiplicité des candidatures, une seule chose est sûre : c'est la démocratie qui en sortira gagnante ! Nous sommes fiers d'être toujours avec vous pour défendre notre beau pays, alors merci de nous lire !

 

Vive la Nation, Vive La Nation et Vive la France !

 

 

... la suite dans Causette #14...

Publié le 01 Mai 2011
Auteur : Jean-Valéry de La Compostelle
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