Eclairage public Publié le 04 Mars 2019 par Aurélia Blanc et Anna Cuxac

C’est quoi le problème avec les boys’ clubs ?

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Mi-février, la France découvre, effarée, l’existence de la Ligue du LOL. Créé par le journaliste Vincent Glad au début des années 2000, ce groupe Facebook très majoritairement masculin réunissait une trentaine de journalistes et communicants influents, qui ont dénigré, humilié et/ou harcelé de nombreuses personnes. Trois mois avant que l’affaire éclate, le Huffington Post avait déjà licencié trois journalistes qui insultaient fréquemment leurs consœurs dans un groupe privé. Un an auparavant, c’est le site Vice qui limogeait deux salariés pour des faits similaires. Autant d’affaires qui ont mis en lumière la mécanique des boys’ clubs.

Qu’est-ce qu’un boys’ club ?

Le terme provient de la Grande-Bretagne de la fin du XIXe siècle. Dans une société en mouvement où les suffragettes se battent pour le droit de vote, de jeunes hommes de l’élite universitaire créent des clubs privés, sélectifs et interdits aux femmes dans lesquels ils s’adonnent à des loisirs de classe et se font la courte échelle sur les marches du pouvoir. Des formations « réactionnaires » et « défensives » par essence, selon l’universitaire québécoise Martine Delvaux.

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À quoi ça sert, les boys’ clubs ?

Avant tout, à se retrouver « peinards » sans femmes ! Historiquement, l’enjeu est « d’échapper à l’espace domestique, règne des “anges du foyer” », rappelle Martine Delvaux.

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Et les girls’ clubs, alors ?

« Pupute », « Tu la baises » … En décembre 2018, trois journalistes du Huffington Post sont licenciés pour avoir tenu de violents propos sexistes sur un groupe privé 100 % masculin, intitulé « Radio Bière Foot ». Un licenciement que l’un d’eux conteste, arguant qu’il existait aussi un groupe composé de femmes — qui servait essentiellement… à se dépanner en tampons !

... La suite dans Causette #98.

Les exclu·es du boys’ club

Si le boys’ club pose problème, c’est parce qu’il repose sur un processus d’exclusion. Pas toujours conscient, certes, mais bien réel. « Il y a ceux qui sont dedans et, par définition, ceux qui ne le sont pas. Par ses actes, qui peuvent aller jusqu’au harcèlement, le groupe va définir qui est “cool”, et qui ne l’est pas », résume Cédric Le Merrer.

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Publié le 04 Mars 2019
Auteur : Aurélia Blanc et Anna Cuxac | Photo : © SHUTTERSTOCK
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