Santé Publié le 05 Février 2019 par Gwénaëlle Fliti

Atelier d'autogynécologie : j'ai franchi mon col !

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Dignes héritiers du mouvement américain self-help des années 1970, les groupes d’auto-observation d’organes génitaux font de plus en plus d’adeptes. Que s’y passe-t-il ? Causette s’est prêtée au jeu en participant à l’un de ces ateliers à Paris.

« Waouh ! Ça y est, je vois un bout de mon col ! » Sans pantalon ni culotte, à moitié allongée sur un tapis de yoga, le dos calé contre une montagne de coussins, les cuisses écartées et les yeux rivés sur le miroir grossissant posé au sol, j’ai l’enthousiasme d’un enfant qui roulerait à vélo pour la première fois sans les petites roues. Nous sommes le 11 novembre et, dans ma tête, c’est une autre victoire que celle de l’armistice que je célèbre ici, dans les locaux de l’association Accueil Naissance du XIIIe arrondissement de Paris. Avec cinq autres personnes de 25 à 40 ans, nous participons à cet atelier gratuit dit d’« autogynécologie », ouvert aux femmes et aux hommes trans de tout âge.

Organisé une fois par mois depuis un an par le collectif Les Flux – « initiative féministe pour la réappropriation des savoirs gynécologiques » –, cet atelier de quatre heures se divise en trois temps. Un moment d’échange, l’auto-observation des organes génitaux (vulve, vagin, col de l’utérus), puis un débriefing. Les objectifs ? « Permettre aux femmes de reprendre confiance, d’être plus attentives vis-à-vis de leur corps et de leur cycle, d’être capables de localiser leurs douleurs, de se poser les bonnes questions avant une consultation », explique Cluny, qui conduit l’atelier en binôme avec Chloé.

... La suite dans Causette #97.

Publié le 05 Février 2019
Auteur : Gwénaëlle Fliti
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