Culture Publié le 30 Mars 2011 par Dorian CHOTARD

Sous le toit de Stanley Kubrick Avec Christiane Kubrick

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La maison de Stanley Kubrick, toute une légende. Ils sont nombreux, les curieux, à s’aventurer sur ce petit chemin perdu dans la campagne anglaise pour l’apercevoir, malgré les pancartes dissuasives, les grillages et les trois portails qu’il faut passer pour entrevoir sa dernière demeure, avant de se faire rembarrer. Causette n’aimant pas trop s’incruster, elle s’est fait inviter. Pendant toute une journée, Christiane Kubrick, la veuve du réalisateur, lui a ouvert les portes du manoir, où elle vit très entourée par sa famille. Par amour, elle s’est donné pour mission de cultiver la mémoire de son mari et a participé à l’élaboration de l’exposition que la Cinémathèque française consacre au cinéaste, à partir du 23 mars.

 

Douze ans. Douze ans déjà. Le 7 mars 1999, à l’âge de

 

70 ans, Stanley Kubrick est emporté dans son sommeil par une attaque cardiaque. « Il est mort beaucoup trop tôt… Avec lui, j’ai été la plus heureuse des femmes. » Christiane Kubrick aime toujours son mari comme elle a aimé les quarante-deux années passées en sa compagnie. Mais pour le cliché de la veuve éplorée qui se morfond dans un lugubre manoir anglais, on repassera. Quand elle parle du génie avec qui elle a partagé sa vie, les anecdotes se terminent souvent par un éclat de rire. « Chaque fois que je regarde Mad Men, je réalise que j’ai eu de la chance que mon mari ait été si présent au quotidien. La série me rappelle comment se comportaient les hommes dans les années 60, ils étaient vraiment affreux ! » Oui, Christiane Kubrick, 78 ans, regarde Mad Men. Peintre, elle ne porte jamais autre chose que de longues tuniques. C’est au pas de course qu’elle fait le tour du propriétaire. Entre les masques d’Eyes Wide Shut accrochés aux murs de l’entrée et les longs couloirs tapissés de tableaux, certains posés à même le sol faute de place, on ne sait plus où donner de la tête. Il y a les chats, les chiens, les escaliers, les ateliers. On voudrait se perdre, ouvrir toutes les portes de ce labyrinthe. Mais Stanley Kubrick veille encore. On croise plusieurs fois son regard dans les portraits que sa femme a faits de lui.

 

 

...La suite dans Causette #13...

Publié le 30 Mars 2011
Auteur : Dorian CHOTARD | Photo : Dorian CHOTARD
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