Santé Publié le 05 Novembre 2018 par Anna Cuxac, Aude Lorriaux

Gynécos, crise de foi ?

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Comment savoir si le gynéco que vous consultez pour une interruption volontaire de grossesse (IVG) vous accueillera avec bienveillance quand son représentant vous traite indirectement de meurtrière ? En sortant de sa réserve pour hasarder une comparaison effarante entre IVG et « homicide », le puissant président du Syndicat national des gynécos (Syngof), Bertrand de Rochambeau, a braqué les femmes, les féministes, mais aussi une partie de la gynécologie française. Ces paroles sont-elles représentatives de la profession ? Pourquoi les instances dirigeantes sont-elles encore majoritairement dirigées par une caste de « vieux mâles blancs » ? Cette sortie désastreuse aura au moins eu le mérite de lancer le débat sur la suppression de la clause de conscience spécifique à l’IVG. Et de faire bouger la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, qui a promis une enquête pour quantifier le recours à cette clause sur le territoire.

Les tauliers sont-ils de vieux machos ?

Deux instances régissent la profession en France, le Syngof – principal syndicat des gynécos – et le CNGOF – collège de savants. À leur tête, d’éminents professeurs et chefs de service aux tempes grises dont la vision de la santé des femmes ne transpire pas toujours le progressisme. Enquête dans un milieu médical en plein remous.

... La suite dans Causette #94.


IVG : faut-il supprimer la clause de conscience ?

La sénatrice et ex-ministre des Droits des femmes Laurence Rossignol a proposé une loi visant à supprimer la clause de conscience des médecins spécifique à l’IVG. Une suppression qui interpelle l’essayiste féministe Élisabeth Badinter. Interview pour / contre.

... La suite dans Causette #94.

Publié le 05 Novembre 2018
Auteur : Anna Cuxac, Aude Lorriaux | Photo : illustration : Ana Yael pour Causette
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