Reportages Publié le 30 Mars 2011 par Ouafia KHENICHE

Maternité Le blues des mamans d'Ambert

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L’isolement géographique ne suffit plus à les épargner. Dans les régions les plus retirées, on ferme les maternités. Ce fut le cas à Ambert, dans le Puy-de-Dôme, où les 173 naissances mensuelles n’ont pas suffi aux agences régionales de la santé. Obligées de parcourir 1h30 de route, les parturientes, déjà stressées par la future naissance, doivent aussi gérer l’absence de soins sur place. Quand une maternité ferme, voilà ce qui se passe.

 

 

Pour arriver à Ambert, il n’y a plus de train. La gare SNCF sert seulement de point de rendez-vous pour prendre le bus qui vous emmènera jusqu’au train le plus proche à 1h30 de route au minimum.

 

Dans cette sous-préfecture de 7000 habitants, on a fait le deuil de beaucoup de choses et depuis l’été 2006, les services de l’État civil de la mairie n’enregistrent plus que les morts. Plus de naissances, sauf deux, considérées comme des « accidents ». Désormais, c’est ailleurs que les femmes d’Ambert doivent accoucher. À Clermont-Ferrand, la capitale auvergnate, ou à Thiers.

 

« Il reste malgré tout un centre de périnatalité de proximité, explique le nouveau directeur de l’hôpital, Gérard Lévy. Chaque femme est suivie et bénéficie d’une consultation mensuelle. Pour le reste, les grossesses à risque, le suivi se déroule ailleurs. La fermeture de la maternité a tout naturellement suivi le départ en retraite des deux derniers gynécologues de la ville.»

 

 

...La suite dans Causette #13...

Publié le 30 Mars 2011
Auteur : Ouafia KHENICHE | Photo : Sébastien EROME / Signatures pour Causette
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