Santé Publié le 05 Juin 2018 par Cécilia Léger

Endométriose : la vie sans utérus

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Les femmes atteintes d’endométriose doivent faire face à d’importantes douleurs, en période de règles ou non. Épuisées moralement et physiquement, certaines, à l’instar de la comédienne américaine Lena Dunham, réalisatrice de la série Girls, ont fait le choix de se faire retirer l’utérus pour moins souffrir. Quitte, souvent, à ne pas avoir d’enfants.

Elle décrit sa maladie comme un « sacerdoce ». Comme beaucoup de jeunes femmes atteintes d’endométriose, Delphine, 39 ans, a été diagnostiquée très tard. Pourtant, l’endométriose a occupé une immense part de la vie de cette jeune femme originaire de Normandie. Absences à l’école, malaises, impossibilité d’aller au travail. Son entourage et le personnel médical ne lui témoignent pas un grand soutien. « Les médecins ont suggéré une maladie psychologique et mon ex-conjoint m’a quittée après six ans de relation, pensant que j’étais cinglée. » Ce n’est qu’à 30 ans, en 2009, qu’elle apprend à la suite d’une IRM qu’elle est atteinte d’endométriose. Une maladie mal connue, mais très répandue. En moyenne, une femme sur dix est touchée par cette pathologie en France, selon un rapport de l’Inserm. Elle se caractérise par la prolifération de tissu utérin en dehors de l’utérus. Dans le cas de Delphine, dans les intestins, le rectum et le vagin. « On a l’impression de se faire déchirer le ventre. On est littéralement pliée en deux », raconte-t-elle. La vie intime s’avère, elle aussi, très compliquée. « J’avais l’impression qu’il y avait un couteau à la place d’une verge en moi. »

... La suite dans Causette #90.

Publié le 05 Juin 2018
Auteur : Cécilia Léger | Photo : Anne-Hélène Dubray pour Causette
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