Culture Publié le 06 Février 2018 par PROPOS RECUEILLIS PAR JOSÉPHINE LEBARD

''On regarde encore l’état des ovaires des femmes avant de les embaucher'' Philippe Torreton

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Double actualité pour le très entier Philippe Torreton : théâtrale puisqu’il tourne actuellement avec la pièce Bluebird, mais aussi littéraire avec la sortie de Nous qui sommes devenus le mauvais temps. Rencontre avec un acteur-écrivain qui se veut avant tout citoyen.

Il n’est pas de ces acteurs qui demandent un thé vert après s’être inquiétés d’une clim qui pourrait malmener leurs cordes vocales. Dans cet hôtel – à Chalon-surSaône (Saône-et-Loire), où il crée la pièce Bluebird –, Philippe Torreton s’assied sans façon dans le hall et ne semble guère gêné par un diffuseur de parfum d’ambiance qui, pourtant, la joue fortissimo. Le café attendra, il y a beaucoup à dire. Notamment sur son nouveau livre, Nous qui sommes devenus le mauvais temps : un recueil de textes dans lequel il donne plume à des gens ordinaires pris dans les bourrasques de la mondialisation, de la rationalisation, de la pollution. Autant de mots en « -tion » qui nous éloignent de ceux en « -té » qui – on l’imagine – lui sont chers : liberté, égalité, fraternité.

CAUSETTE : Dans Nous qui sommes devenus le mauvais temps, vous imaginez des monologues : une infirmière à bout de souffle, un maire d’une petite commune, une banlieusarde touchée au plus près par la pollution. Pour chaque « personnage », les situations sont très concrètes. On a le sentiment d’être immergé dans le quotidien de chacun. Comment avez-vous procédé ?

PHILIPPE TORRETON : Le point commun avec Jimmy, le personnage de la pièce que je joue actuellement (lire encadré page suivante), c’est justement ça : j’aime les gens et leurs histoires. Ça ne m’ennuie pas d’écouter l’autre. D’autant que l’activité humaine, les métiers, ça me fascine. Dans ce que cela génère comme beauté et aussi comme horreur. Alors, j’ai lu : les journaux comme les blogs. Mais il y a aussi des choses que j’ai glanées. Ma meilleure amie est conseillère d’éducation, j’ai des copains instituteurs à Rouen, un autre maire d’une petite ville. Le texte est né de ce mélange.

... La suite dans Causette #86.

Publié le 06 Février 2018
Auteur : PROPOS RECUEILLIS PAR JOSÉPHINE LEBARD | Photo : © S. DE BOURGIES
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