Justice Publié le 02 Janvier 2018 par Marie Parmentier

Chronique d'un fiasco judiciaire Procès Georges Tron

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Mal organisé et torpillé par la défense, le procès pour viols et agressions sexuelles intenté au maire de Draveil et à son ex-adjointe a été renvoyé à une date ultérieure. Un échec cinglant pour l’institution judiciaire.

Le 15 décembre, après quatre jours d’audience, le président de la cour d’assises de Bobigny (Seine-Saint-Denis) chargée de juger l’ancien secrétaire d’État Georges Tron et son ex-adjointe à la mairie de Draveil (Essonne), Brigitte Gruel, se rend à l’évidence : il ne pourra pas tenir les délais. Le procès pour viols et agressions sexuelles en réunion– qui commençaient par un massage des pieds, un « rituel » bien rodé, selon les plaignantes – est renvoyé à plus tard. La faute à qui ? Aux « militantes féministes » ? C’est ce qu’affirme la défense de Georges Tron, Me Éric Dupond-Moretti : « Y a une tension ! Un militantisme ! Il ne manque plus que cinq Femen nues au milieu de cette salle d’audience. » En réalité, le naufrage de ce procès est dû aux failles de l’institution judiciaire.

La faute originelle est d’abord celle du calendrier : seuls neuf jours d’audience étaient prévus pour une affaire hors norme, avec soixantesix témoins appelés à la barre, deux parties civiles et deux accusés à auditionner, sans compter les plaidoiries des avocats et les réquisitions de l’avocat général. À titre de comparaison, le procès de Sidney Amiel, avocat condamné en juin dernier à dix ans de prison pour viol et agressions sexuelles, avait duré trois semaines devant la cour d’assises de Versailles.

... La suite dans Causette #85.

Publié le 02 Janvier 2018
Auteur : Marie Parmentier | Photo : illustration : Besse
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