50 numéros et toujours aussi allumée ! Publié le 30 Octobre 2017 par Elvire Emptaz

Allô, Macron, bobo Crèches

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Manque d’effectifs, problèmes de santé, burn-out, les crèches municipales et associatives sont au bord de la crise de nerfs. La fin des emplois aidés ne devrait qu’aggraver une situation déjà critique. Explications.

 

« Nous avons de quoi finir l’année scolaire. Après, nous devrons sans doute arrêter », déplore Gaëlle Massé, fondatrice de deux microcrèches associatives à Branne et Génissac, en Gironde. Elle prend en charge dix enfants par structure, soit le maximum autorisé dans ce type d’établissement, qui fonctionne par ailleurs comme n’importe quel autre lieu d’accueil collectif. Ce risque de fermeture probable est dû au gel des emplois aidés, imposé par le gouvernement en août dernier (lire encadré page suivante). « Nous accueillons une vingtaine d’enfants par jour, répartis sur deux structures, détaille Gaëlle Massé. Nous fonctionnions jusque-là avec trois contrats aidés. L’un a déjà dû partir, nous n’avons pas pu le renouveler. Les deux autres s’arrêtent en novembre, nous allons les garder en CDD. Chaque mois, cela nous fait un trou de 1 000 euros dans la trésorerie. Sans rien dépenser, en janvier, nous arriverons à 30 euros de bénéfice mensuel... Au-delà du fait que nous allons probablement devoir fermer, d’ici là, nous ne pourrons pas faire suivre de formation à nos employés ni remplacer les arrêts maladie, qui sont nombreux dans notre secteur. » 

... La suite dans le Causette #83 !

Publié le 30 Octobre 2017
Auteur : Elvire Emptaz | Photo : Illustration : Camille Besse
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