50 numéros et toujours aussi allumée ! Publié le 30 Octobre 2017 par Anna Cuxac, Iris Deroeux et Maëlys Peiteado

Papa où t'es ?

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Qu’est-ce qu’on attend pour passer la seconde sur le front du congé pater, sérieux ? Les papounets sont chauds bouillants pour consacrer plus de temps à leur merveilleuse progéniture. Et, vous savez quoi ? Ça ferait du bien à tous les niveaux. Aux pitchous, à la charge mentale, aux carrières des femmes, et aux darons eux-mêmes. Pour que ça bouge vraiment, quarante personnalités, hommes, pères ou futurs pères, s’engagent dans Causette et prennent fait et cause pour l’allongement du congé pater. Yallah !

Laissez-moi pouponner !

Ils attendaient qu’on leur tende la perche. À la suite de notre appel à témoignages sur le congé paternité, des dizaines d’hommes nous ont écrit pour nous dire leur frustration quant à ces jours d’autarcie trop brève avec leur conjointe et ce nouvel être qui venait de faire irruption dans leurs vies. Comment apprivoiser, en un éclair, ce divin enfant et ce nouveau rôle de père avant de repartir au boulot ?

Après l’accouchement compliqué de ma femme, je me suis senti seul, incapable et ignorant. Participer aux échographies, aux cours de préparation, lire des articles, faire de l’haptonomie ne m’avait pas suffisamment préparé », raconte Richard, 31 ans. Cet habitant de Boucoiran-et-Nozières (Gard) a, à la naissance de son enfant, cumulé son congé paternité avec deux semaines de vacances, une astuce bien répandue chez les pères qui nous ont contactées. « Il me fallait apprendre à connaître notre fille, ses peurs, ses joies, ses douleurs, ses besoins. Apprendre aussi à connaître ma femme devenue mère. Ce temps passé m’a permis d’apporter le maximum de choses à mon enfant (éveil, alimentation, soin...). Il m’a aussi permis de m’apercevoir que, jusqu’à l’arrivée de ma fille, je me reposais inconsciemment sur mon épouse. Et c’est grâce à tout cela que je suis (enfin) devenu le père de ma fille. » 

... La suite dans le Causette #83 !


+ Y'a plus qu'à

La France ne propose aux pères que onze jours de congé postnatal, week-end compris. Optionnels, ils ne sont pris que par sept pères sur dix. La bonne blague. Nous méritons beaucoup mieux. Causette vous donne tous les arguments pour faire avancer le Schmilblick. 

Au commencement, il y a les « nouveaux pères ». Enfin, pas si nouveaux que ça, l’expression date des années 1970... Bref, des papas qui pouponnent, biberonnent, s’investissent auprès de leur progéniture plutôt que d’incarner le bon vieux chef de famille rigide comme un ski et absent. Des pères qui, à en croire les multiples études sur le sujet, sont de plus en plus nombreux à penser qu’avoir un enfant est nécessaire à leur épanouissement et aspirent à une vie plus équilibrée entre boulot, dodo et doudou. Des paternels qui veulent être là. Eh bien, ça tombe bien : nous n’attendons que ça. Parce qu’à ce stade, comme le dit si bien l’économiste Alexandre Delaigue : « La fête des pères, c’est toute l’année. » En d’autres termes, si l’enfant moderne reçoit potentiellement une double dose de câlins le soir venu, le reste du temps, le « travail » parental n’est absolument pas paritaire. 

... La suite dans le Causette #83 !



Si cette cause vous semble juste, rejoignez le mouvement et signez notre pétition, qui sera remise à Marlène Schiappa !

Publié le 30 Octobre 2017
Auteur : Anna Cuxac, Iris Deroeux et Maëlys Peiteado
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