Société Publié le 04 Septembre 2017 par Éric La Blanche

Pour en finir avec les incompétents

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Les scientifiques commencent en n à comprendre pourquoi l’incompétence la plus crasse parvient parfois au sommet du pouvoir, et comment de parfaits incapables, du fait même de leur absence totale de recul, arrivent à s’imposer en politique comme dans votre entreprise. De très sérieuses études révèlent les failles psychologiques qui permettent à la suffisance des uns de déjouer la bonne volonté des autres pour, à la n, exaspérer tout le monde ! La solution ? Davantage de femmes.

« Les cons, ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît », constatait, blasé, Lino Ventura dans Les Tontons flingueurs. La sentence a fait florès et est entrée dans la culture commune. D’autant que, depuis, la science s’en est mêlée et a confirmé ce qu’empi- riquement Michel Audiard, son auteur, avait découvert : les cons osent tout parce qu’ils se croient meilleurs que les autres. Qui n’a jamais été frappé par le mélange explosif d’incompétence et d’arrogance affiché par certains ? Loin de s’opposer, bêtise et excès de confiance font très bon ménage, notamment dans les mondes impitoyables de l’entreprise ou de la politique. À tel point qu’on pourrait même se demander s’il n’existerait pas, dans certaines structures, une sorte de prime à l’incompétence.

On a tous en tête l’exemple du collègue, appelons-le Toto, qui, malgré ses erreurs continuelles, progresse dans la hiérarchie grâce à une absolue confiance en lui et un toupet sans bornes. Ou de la grande gueule qui se fraie un chemin dans l’entreprise à la seule force de son absence totale de remise en cause. Figurez-vous que cette tendance de Toto à se surestimer a été précisément mesurée, en 1999, par deux scientifiques (fort compétents, eux), et qu’elle porte leur nom : l’effet Dunning-Kruger.

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Un patron sur cinq serait psychopathe

C’est ce qu’affirme une étude de 2016, réalisée par la Bond University (Australie) et reprenant le lugubre écho d’une autre étude, américaine celle-ci, parue dans Behavioral Sciences & the Law, qui, six ans plus tôt, trompetait qu’au moins 4 % des cadres dirigeants présentaient des traits relevant de la psychopathie, contre 1 % dans la population « normale » américaine, si l’on veut bien admettre que les Américains sont « normaux ». Car, dans ce genre d’études, tout est question de définition : qu’est-ce que la normalité ? Et, surtout, qu’est-ce qu’un psychopathe ? Personne n’étant d’accord sur la définition exacte, l’interprétation de ces études est à prendre avec précaution.

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Publié le 04 Septembre 2017
Auteur : Éric La Blanche | Photo : Camille Besse
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