Fantasmes ! Publié le 08 Août 2017 par Aurélia Blanc

Toutes députées (sauf maman) !

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On connaît la chanson : le pouvoir rendrait les hommes ultra désirables mais deviendrait un repoussoir une fois dans les mains des femmes. Vraiment ? Histoire d’en savoir plus sur les fantasmes qu’elles réveillent, on a posé la question à celles qui arpentent les couloirs très feutrés du monde politique. Entre vieux clichés, demandes en mariage et hypersexualisation... on n’a pas été déçues du voyage !

Le pouvoir serait-il « l’aphrodisiaque suprême », comme se plaisait à le dire l’influent diplomate américain Henry Kissinger ? L’Histoire semble en tout cas lui donner raison. De Jules César à John Fitzgerald Kennedy en passant par Mitterrand ou Chirac, on ne compte plus les don Juans qui peuplent les sphères poli- tiques. Récemment, Cécilia Attias évoquait d’ailleurs le pouvoir d’attraction de son ex-mari, Nicolas Sarkozy : « Des femmes l’approchaient pour lui donner leur numéro de téléphone même quand j’étais à côté de lui », a-t-elle confié, estimant, un brin fataliste, que « cela a toujours existé ». Du café du Commerce aux grands médias, la chose semble admise : les femmes, toujours en quête du mâle protecteur, fantasmeraient à plein sur ces politicards en par aurélia blanc – illustrations camille besse costard sombre, version moderne du bon vieux chef de tribu. Lesquels verraient leur sex-appeal grimper dès qu’ils accèdent au pouvoir. « J’ai travaillé pendant des années au quatrième étage du Palais-Bourbon, où sont regroupés la majeure partie des bureaux des députés. Et j’ai souvent été stupéfaite de voir des collègues masculins qui n’étaient vraiment pas des Adonis – genre un peu ventripotents, chauves, avec quelques reliefs du déjeuner sur la cravate – être courtisés par des femmes ravissantes, littéralement suspendues à leur bras ! » s’amuse l’ancienne députée et ministre Roselyne Bachelot (ex-UMP). L’inverse est-il vrai ? « Sans doute, concède-t-elle. Mais, connaissant le poids de cette réputation de “salope” qui suit immédiatement la femme séductrice, elles se gardent bien d’en faire état. » Il n’y a qu’à voir le traitement médiatique réservé à Rachida Dati – tour à tour « enjôleuse », « prédatrice » ou « tueuse » – pour s’en convaincre. « Autant l’homme de pouvoir incarne un fantasme de réussite sociale, autant la femme de pouvoir est totalement subversive. Celle qui accède à de hautes responsabilités reste la “scandaleuse”. Il y a là quelque chose d’un peu insupportable pour beaucoup de gens », observe Aurélie Filippetti (PS), elle aussi passée par les fauteuils de députée et de ministre.

... La suite dans le hors-série spécial fantasmes ! 

Publié le 08 Août 2017
Auteur : Aurélia Blanc | Photo : Camille Besse
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