Festival Solidaire Publié le 25 Juin 2017 par Ludivine Veillon

Causeries au Festival Solidaire : Les femmes à l’assaut du monde de l’entreprise 24/06/17

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Chouette, la jeunesse ! Deux étudiantes de l'école de journalisme EFJ de Bordeaux parcourent le site de notre Festival solidaire à Cenon (33) pour s'exercer au métier. En partenariat avec leur école, nous publions leurs textes.

Les femmes à l’assaut du monde de l’entreprise

{Sororité : attitude de solidarité féminine} Ok, la définition du dictionnaire Larousse est simple. Jusque là, on suit. Mais quand on parle de « sororité » appliquée à l’entrepreneuriat, de quoi s’agit-il ? La réponse lors d’une passionnante table ronde organisée lors du festival solidaire Causette !

Au parc Palmer à Cenon, étaient réunies cinq entrepreneures venues de milieux aussi divers que la communication, la culture ou encore le service de livraison à domicile. Marie-Christine Bordeaux, Christelle Borel, Laure Lapègue, Marina Désiré, Marie-Laure Hubert-Nasser … Toutes sont revenues en long sur leur parcours professionnel. Lasses du manque de solidarité dans l’entreprise, elles ont quitté leur emploi et ont « osé », comme elles disent. Osé lancer leur projet. Pour Laure Lapègue, qui arbore fièrement un tee-shirt « The future is female », « Entreprendre, c’est un moyen de se réaliser. » Avis partagé par Marie-Christine Bordeaux : « Les femmes ont du potentiel, elles doivent être ambitieuses. » Alors, envie de sauter le pas ?

Prenez des notes, tous les conseils de ces femmes sont utiles. D’abord, sachez que toutes ces intervenantes ont eu recours à des incubateurs de la région bordelaise : Bordeaux Aquitaine Pionnières ou encore « Les Premières ». Deux structures … exclusivement féminines ! Parce que les femmes ont du mal à parler business, ces incubateurs vous accompagnent tout au long de votre création d’entreprise. Par le biais de coachings, ils vous permettent de vous créer un réseau, d’apprendre à concilier vie professionnelle et vie privée ou encore de convaincre des fonds d’investissement d’adhérer à votre projet. Autant de clés pour réussir.

Une fois qu’on a compris tout ça, une question subsiste : à quel moment et comment intervient cette fameuse notion de « sororité » ? Plus que des incubateurs, « Les Pionnières » et « Les Premières » sont devenues de véritables communautés de femmes entrepreneures. Au fil des ateliers, ces femmes ont tissé des liens, instauré un climat de confiance et d’entraide. « En ce sens, nous sommes toutes soeurs », témoigne Marie-Laure Hubert-Nasser. Marie-Christine Bordeaux a quant à elle sa propre définition : « Une sororité, c’est la famille sans les inconvénients ». Au sein du public, une femme prend la parole : « Seule on va plus vite, ensemble on va plus loin ». Certaines sourient, d’autres hochent la tête en signe d’approbation. Une fois n’est pas coutume, un seul mot d’ordre : oser. Globalement, les intervenantes s’accordent sur le fait que les femmes ont plus de mal à se mettre en danger que les hommes. Mais Marie-Laure Hubert-Nasser tient à rappeler, en souriant, qu’une prise de conscience est en cours. Même si les stéréotypes ont la peau dure… Preuve que le combat pour l’égalité dans l’entreprise est loin d’être terminé et que les femmes doivent encore s’affirmer, à l’instar de ces entrepreneures confirmées. Comme ses collègues, Marie-Christine Bordeaux se définit comme une femme engagée : « Je n’aime pas les catégories, je suis simplement une femme qui se bat pour les autres ». Parmi les invitées et dans le public, des femmes prennent le micro pour dire haut et fort qu’il ne faut pas avoir peur des mots, et Marie-Laure Hubert-Nasser de conclure : « Le 21ème siècle n’est pas habité par un autre mot que le féminisme ».

Publié le 25 Juin 2017
Auteur : Ludivine Veillon | Photo : L.V.
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