Politique Publié le 02 Juin 2017 par Propos recueillis par Audrey Lebel

En marche à l’ombre Marlène Schiappa: Secrétaire d'État à l'égalité femmes - hommes

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Nommée à la tête du secrétariat d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa est placée sous l’autorité d’un Premier ministre qui n’a pas soutenu l’égalité réelle. Alors qu’Emmanuel Macron promettait de créer « un ministère plein et entier des Droits des femmes », comment va-t-elle pouvoir mettre en œuvre sa politique ? Question que nous lui avons posée.

Causette : À défaut d’un ministère, vous disposez d’un secrétariat d’État. Première promesse non tenue ?

Marlène Schiappa : Pendant la campagne d’Emmanuel Macron, j’ai fait le tour de France des associations pour parler de son programme. Ce qui est ressorti de ces échanges est qu’un secrétariat d’État serait plus pertinent. Pourquoi ? Parce que, à chaque fois, on me parlait d’un besoin de transversalité. Par exemple, s’agissant du problème de l’endométriose, les associations devaient passer par plusieurs ministères, ce qui rallongeait tous leurs délais, et ce qui, finalement, était une barrière administrative. Quand on a en charge un ministère, on reste dans son domaine de compétence. Quand on est un secrétaire d’État rattaché à Matignon, on peut, en revanche, bénéficier du poids et de l’autorité du Premier ministre pour que chaque ministre se sente pleinement concerné par la grande cause nationale de ce quinquennat. 

 

Votre portefeuille est placé sous l’autorité du Premier ministre, Édouard Philippe. Qui n’a voté ni la loi pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes 1 ni celle pour le mariage pour tous. Une cohabitation qui va être difficile ?

M. S. : En ce qui concerne ses positions passées, je note qu’il s’est effectivement abstenu, alors que la majorité de son groupe avait voté « contre ». C’était déjà une forme de positionnement politique de s’abstenir et de ne pas voter comme son groupe. C’est justement pour cette raison qu’Emmanuel Macron a tenu à faire une complète recomposition de la vie politique : c’est absurde d’être obligé de voter comme son groupe pour des questions de logique de groupe politique. Le but de la recomposition est de pouvoir avoir un gouvernement avec des gens qui, par le passé, ont eu des positions très différentes, mais qui, tous, décident de travailler ensemble sur une ligne commune.

... La suite dans Causette #79.

Publié le 02 Juin 2017
Auteur : Propos recueillis par Audrey Lebel | Photo : © l. Préau / Riva press
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