Festival Solidaire Causette ! Publié le 02 Juin 2017 par Propos recueillis par Anna Cuxac

Corine, au nom de la disco, des paillettes et du « permulet » 02/06/17

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Une voix chaude qui susurre des mots anodins, devenus dans sa bouche soudainement troublants. C'est avec son titre Pourquoi pourquoi et le clip associé que cette chanteuse aux boucles d'or a débarqué dans nos vies et réchauffé l'hiver 2016. En convoquant les années disco jusqu'à chez nous dans son EP Fille de ta région, Corine exige de nous qu'on bouge nos fesses et qu'on libère notre moi sexuel. Avec elle, le dernier des ringards, ce n'est plus celui qui vit coincé dans le temps révolu des Gloria Gaynor ou autres Bonnie Tyler, mais bien celui qui reste de marbre face à ces appels de phare façon boule à facettes. En attendant sa venue au Festival Causette, samedi 24 juin au Rocher de Palmer (Cenon, 33), nous lui avons passé un coup de bigot. En s'enroulant les doigts dans les tortillons du fil du téléphone, comme à l'époque.


Causette  : Qui est Corine  ?
Corine :
Je suis celle que vous voyez dans mes clips et que vous entendez dans ma musique. Corine, c'est une féminité totalement assumée, qui joue un peu avec les codes, avec du dixième degré aussi. Pour moi, l'humour fait aujourd'hui partie des armes les plus puissantes face à la morosité ambiante.

 

 

Est-ce que vous diriez que Corine est un peu ce que les années 2010 veulent voir des années 1980 ?
Corine :
[Rires.] Je pense que ouais, c'est un mélange de plusieurs époques. Dans mes textes, il y a quelque chose d'assez moderne, mon écriture et ma façon de chanter, c'est en effet très années 80. En même temps, c'est aussi inspiré de toute la Nouvelle vague, des actrices comme Brigitte Bardot, Anna Karina, qui avaient ce ton-là, cette façon de parler très posée et très maniérée... C'était une époque où on pensait que les femmes minaudaient, alors qu'en fait, derrière, il y avait plus que ça, il y avait une forme de pouvoir. Corine est un hommage à cette féminité-là.

Ça passe notamment par cette coupe de cheveux flamboyante...
Corine : On appelle ça un « permulet », à la fois permanente et mulet. C'est un clin d'œil à Polnareff, mais aussi aux joueurs de foot des années 80.

À l'époque, Corine, c'est le nom de code pour « cocaïne » quand on se parle au téléphone. « Tu viens avec Corine », c'est « tu ramènes la coke ? ». Vous saviez ?
Corine : Tout à fait ! Ce blaze, c'est un clin d'œil à cette époque de liberté et de découverte, alors que, paradoxalement, je ne consomme moi-même pas du tout de drogue. Dans « Corine » avec un seul « r », j'entends à la fois la folie des boîtes de nuit à drag queens et un truc très français, très province.

Vous avez, pour l'instant, un EP de quatre titres. Votre concert prévu pour le Festival Causette comportera des morceaux inédits ?
Corine :
Oui, et cela durera quarante-cinq minutes ! Je suis accompagnée de cinq musiciens extraordinaires sur scène, et le set est très musical, très instrumental. J'aime la scène parce que c'est un moment pour fédérer les gens.

 

Pour voir Corine le 24 juin, par ici la billetterie du festival Causette !

Publié le 02 Juin 2017
Auteur : Propos recueillis par Anna Cuxac
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