Culture Publié le 28 Avril 2017 par Isabelle Motrot

Monstres et merveilles Marlène Mocquet

blog post image

Marlène Mocquet est ce que l’on appelle « une valeur montante » de l’art contemporain. Peintre et céramiste, la jeune Française a déjà exposé dans des lieux marquants en France, à Genève, à Miami et à l’Armory Show à New York, l’une des foires d’art américaines les plus cotées. Elle vient d’installer une cinquantaine de ses oeuvres au musée de la Chasse et de la Nature, à Paris.

Elle en a marre de Jérôme Bosch. Et je vois bien passer l’agacement dans ses yeux vifs quand je lui parle de ce peintre allumé du XVe siècle, à qui les journalistes la comparent. Il faut pourtant avouer que la peinture de Marlène Mocquet, peuplée de créatures fantasmagoriques, communique le même trouble que celle de son lointain confrère. Des images inquiétantes qui ne laissent rien présager de son physique. La jeune femme de 38 ans, boucles blondes en bataille, sourire en coin, voix de titi parigot, soigne un look d’artiste revendiquée. Elle est plutôt solaire, Marlène. Sa peinture est de celles où l’on plonge, où l’on se perd, de celles qu’on ne finit jamais de déchiffrer, entraîné par des myriades de symboles cachés et de monstres cocasses. Une grouillante richesse qui n’est pas orchestrée. La peintre ne fait pas de brouillons ou d’études. Elle plonge elle aussi, à l’intérieur d’elle-même. Elle en ressort les mains pleines de merveilles et d’horreurs, qu’elle étale sur sa toile à l’aveugle, guidée seulement par l’instinct.

...La suite dans Causette #78 !

Publié le 28 Avril 2017
Auteur : Isabelle Motrot | Photo : Sophie Brandström
7172 vues | 0 commentaire

Déposez votre commentaire
J'aime Causette