Culture Publié le 03 Avril 2017 par Marie Semelin

Mes héroïnes sont des hors-la-loi Maysaloun Hamoud

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Avec Je danserai si je veux, qui sort en salles le 12 avril, la réalisatrice Maysaloun Hamoud questionne, à travers ses trois héroïnes, la place de la minorité arabe d’Israël, dont elle est issue. Un premier long-métrage en guise de manifeste, qui lui a valu d’être encensée comme menacée de mort.

Palestinienne, féministe, underground... il faut enchaîner les adjectifs pour tenter de définir Maysaloun Hamoud. Dans son premier long-métrage, la réalisatrice raconte l’histoire de trois jeunes femmes : une homosexuelle, une fêtarde et une jeune religieuse qui partagent un appartement à Tel-Aviv. Loin de leurs villages d’origine et du qu’en-dira-t-on. Comme la réalisatrice, ses héroïnes sont issues de la minorité arabe d’Israël. Une minorité peu connue, même si elle constitue 20 % de la population. Pour ces descendants des Palestiniens restés sur leur terre après la création de l’État hébreu, en 1948, trouver leur place en Israël est difficile. Ils possèdent un passeport israélien, mais sont régulièrement désignés par la droite nationaliste comme l’ennemi de l’intérieur. Une barrière supplémentaire pour les héroïnes assoiffées de liberté de Maysaloun Hamoud.

... La suite dans Causette #77.

Publié le 03 Avril 2017
Auteur : Marie Semelin | Photo : © PANAME DISTRIBUTION X2– J. BLOOM
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