Douce France Publié le 03 Avril 2017 par Aurélia Blanc

La culture du silence

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Certains y ont laissé un oeil, d’autres leur vie. Dans l’indifférence quasi générale, des familles tentent depuis plus de trente ans d’alerter sur la réalité des violences policières. Un sujet tabou dont personne – ou presque – ne veut entendre parler.

Ils s’appellent Abdelhakim Ajimi, Ali Ziri, Mahamadou Marega, Loïc Louise, Rémi Fraisse ou Daranka Gimo… D’une décennie à l’autre, les noms changent. Les visages aussi. Mais les « dérapages » et « bavures » policières, eux, continuent d’é mailler l’actualité, charriant leur lot de corps mutilés et de familles endeuillées. En 1980, dans la nuit du 18 octobre, c’est celle des Ben Mohamed qui en a tragiquement fait les frais. Ce soir-là à Marseille (Bouches-du-Rhône), Lahouari, 17 ans, est tué à bout portant lors d’un banal contrôle par un CRS qui disait avoir « la gâchette facile ». L’agent, qui écopera de dix mois de prison (dont quatre avec sursis), bénéficiera finalement de l’amnistie présidentielle, en 1987. Coup dur pour les Ben Mohammed. Depuis, Hassan Ben Mohamed, le petit frère de Lahouari, est devenu flic.

... La suite dans Causette #77.

Publié le 03 Avril 2017
Auteur : Aurélia Blanc | Photo : © VALÉRIE DUBOIS/HANSLUCAS
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