cinema Publié le 31 Octobre 2016 par Sarah Gandillot

Il a le swag ! Olivier Babinet

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À 45 ans, Olivier Babinet réalise Swagger, un docu-fiction drôle, émouvant et éminemment original sur une dizaine d’élèves du collège Claude-Debussy, à Aulnay-sous-Bois, où il a passé quatre années. Une plongée dans leurs rêves, leurs cauchemars, leurs angoisses. Leur réalité, en somme.

Il a toujours aimé traîner avec des gens qui ne lui ressemblaient pas. Dès l’école primaire, Olivier Babinet, fils d’un prof de droit, catholique, inscrit au PSU (Parti socialiste unifié), et d’une mère, libraire pour enfants, issu d’une fratrie de quatre, préférait faire des conneries avec ses potes des quartiers à Strasbourg que de lire les ouvrages recommandés par sa maman. « Je suis arrivé à la maternelle avec les cheveux longs et une tunique à fleurs. Mais à la fin de l’année, j’étais un chef de bande très respecté », rigole-t-il. À partir de la quatrième, Babinet, qui, aussi loin qu’il s’en souvienne, a toujours détesté l’école, fait les quatre cents coups avec son pote Laurent. « Le matin, je faisais semblant de partir au collège, puis je me recouchais dans la cave, derrière la chaudière. » La nuit, les deux comparses font le mur pour aller crever des pneus, brûler des scooters, voler des autoradios ou balancer des pavés dans les vitres du collège. « On recouvrait la façade de graffitis pour insulter les profs : “Becker a dépassé la ménopause depuis longtemps”, “Kilh le chauve”. » Un vrai petit con. Un peu plus tard, Olivier Babinet entre dans sa période redskin, qui mute doucement en période hip-hop avec Public Enemy en guise de BO. À 18 ans, il se fait la malle, direction Paris. Et, de fil en aiguille, devient réalisateur. Il se fait connaître notamment avec la série Le Bidule, diffusée en 1999 sur Canal+.

... La suite dans Causette #72.

Publié le 31 Octobre 2016
Auteur : Sarah Gandillot | Photo : Rezo films
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