cinema Publié le 31 Octobre 2016 par Carine Roy

Dernières palpitations Réparer les vivants, épisode 6

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Depuis un an, vous avez partagé avec nous les différentes étapes de la création du film de Katell Quillévéré Réparer les vivants *. L’histoire d’une greffe du coeur racontée sur vingt-quatre heures et adaptée du roman de Maylis de Kerangal. Causette a joué une dernière fois les petites souris et s’est glissée en salle de montage puis de mixage, là où le film prend vie.

« Le montage, c’est une énergie à l’opposé du tournage. J’ai enchaîné les deux : tu sors d’un truc à trente ou quarante personnes, très physique, très énergique, pour plonger dans un tête-à-tête, sur une chaise, devant un ordinateur huit heures par jour. C’est assez violent, au début. Et puis il faut redescendre du tournage, tu as toute la fatigue qui s’abat sur toi et en même temps tu dois tenir. Il y a un sas comme ça, qui n’est pas évident. En fait, l’aventure est tout aussi passionnante que le tournage, mais dans une énergie opposée, beaucoup plus intime et c’est un tunnel. » Katell Quillévéré s’est donc retrouvée en mars dans une salle obscure du quartier Belleville à Paris, la salle de montage dans laquelle elle s’est isolée avec Thomas Marchand, son monteur attitré, qui a travaillé sur tous ses courts-métrages et ses deux premiers longs (Un poison violent et Suzanne). Sur Réparer les vivants, Thomas a monté toutes les meilleures prises, en parallèle du tournage. « C’était un bout-à-bout qui faisait presque 3 h 30 ! », s’amuse-til. Katell ajoute : « Je ne l’ai jamais regardé en entier ! Chaque jour, pendant le tournage, je voyais une scène qui était déjà montée et je retravaillais à partir de ce montage. C’est la première fois que l’on a adopté cette méthode et c’est un luxe extraordinaire. Ce qui est épuisant – et c’est ce qu’on avait fait sur Suzanne –, c’est de devoir revoir tous ses rushes et partir de zéro quand on sort d’un tournage. C’est vraiment très lourd. J’ai adoré cette nouvelle méthode et je ne pourrais plus jamais faire autrement. »

... La suite dans Causette #72.

Publié le 31 Octobre 2016
Auteur : Carine Roy | Photo : C.R.
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