Société Publié le 05 Octobre 2016 par Propos recueillis par Laurène Daycard

“Au cœur de l’humain” Déradicalisation

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Dounia bouzar, directrice du Centre de prévention contre les dérives sectaires liées à l’islam, joue son propre rôle dans Le Ciel attendra, de Marie-Castille Mention-Schaar, qui met en lumière le processus de radicalisation de deux jeunes filles. Hasard de l’actualité, l’arrestation en septembre de trois femmes préparant des attentats en France a tout juste précédé la sortie en salles de ce film coup-de-poing. rencontre avec deux femmes engagées...

Causette : Pourquoi vous êtes-vous intéressée à la radicalisation des jeunes filles ?

Marie-Castille Mention-Schaar : Après l’attentat à Charlie Hebdo, j’ai lu beaucoup d’articles sur des parents partant en Syrie chercher leurs enfants. Dans mes films, comme Ma première fois ou Les Héritiers, je travaille souvent sur l’adolescence et j’ai eu envie d’en savoir plus. Dès le départ, j’ai souhaité me concentrer sur les filles. Peut-être parce que ça semble plus mystérieux. Ou parce que, moi aussi, j’en suis une. J’avais l’impression, certainement naïve, que je pourrais plus facilement comprendre leurs émotions et leurs révoltes.

Pour cela, vous vous êtes rapidement tournée vers Dounia Bouzar.

M.-C. M.-S. : Pour aborder sérieusement ce sujet, je devais rencontrer les principales intéressées. J’ai contacté Dounia, qui m’a intégrée à son équipe itinérante du Centre de prévention contre les dérives sectaires liées à l’islam (CPDSI). Tout s’est ensuite fait rapidement, comme s’il y avait urgence à réaliser ce film.

Dounia Bouzar : Beaucoup de réalisateurs et de documentaristes m’avaient déjà démarchée, mais je refusais en bloc. Il y avait toujours un côté « téléréalité du djihadisme » qui me dérangeait. Mais Marie-Castille a une approche très humaine.

... La suite dans Causette #71.


Publié le 05 Octobre 2016
Auteur : Propos recueillis par Laurène Daycard | Photo : © G Ferrandis / Willow films
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