HORS-SÉRIE FAITS DIVERS Publié le 04 Août 2016 par Eric La Blanche

Profilers en série

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Du Silence des agneaux à la série télé Profilage, deux nouveaux types de flics sont devenus célèbres à partir des années 1990 : le profileur et le mentaliste. Mi-devins, mi-psychologues, ils sont supposément capables de se mettre dans le cerveau malade des pires tueurs en série. Mythe ou réalité ? Causette a interrogé des spécialistes.

En France, les dossiers les plus sordides échoient à l’Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP) : homicides, viols, affaires de pédopornographie, enlèvements, sectes et autres disparitions inquiétantes sont traités par ce service. Il recense aussi tous les « cold cases » (les cas non résolus) du territoire afin d’identifier ceux qui pourraient être réexaminés. Entretien avec Philippe Guichard, grand manitou de l’OCRVP.

Causette : utilise-t-on des profileurs en France ?

Philippe Guichard : Non, le mot n’est pas bon. Profileur, c’est l’appellation américaine utilisée dans les films. Ici, on dit des psychocriminologues. Pour être encore plus précis, on dit que ce sont des gens qui font de l’analyse comportementale psycho- criminologique. Pour vous donner une idée, à l’OCRVP, on en a trois à temps quasi plein. On travaille également avec des analystes criminels, qui utilisent des outils informatiques sophistiqués susceptibles de les aider à mettre en relation des données éparses. Ces systèmes permettent de relier des individus ou des objets, des comptes bancaires, des voitures, des téléphones grâce à des tableaux statistiques.

... La suite dans le Causette hors-série spécial faits divers, en kiosques jusqu'au 7 septembre 2016.

Publié le 04 Août 2016
Auteur : Eric La Blanche | Photo : © l. lajst/Getty images
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