HORS-SÉRIE FAITS DIVERS Publié le 04 Août 2016 par Aurélia Blanc

Le meurtre se conjugue aussi au féminin Serial killeuses

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Qui dit serial killer pense automatiquement à Jack l’Éventreur, Ted Bundy ou Francis Heaulme. Pour un peu, on en oublierait que les femmes tuent elles aussi, parfois même avec frénésie ! D’Hélène Jégado à Eileen Wuormos, l’Histoire compte bel et bien son lot de tueuses en série qui n’ont rien à envier à leurs congénères masculins. Ces quelques portraits vont vous en convaincre.

Longtemps, elles sont restées absentes des radars de la criminologie. Totalement ignorées, même. Aujourd’hui encore, on les imagine volontiers victimes, très rarement coupables. Et pourtant... « De 12 à 15 % des tueurs en série sont des femmes. Et ce chiffre est, à mon sens, fortement sous-évalué », constate Stéphane Bourgoin, auteur de Serial Killers. Enquête mondiale sur les tueurs en série. Spécialiste reconnu, il a rencontré 77 de ces tueurs depuis la fin des années 1970. Presque toujours des psychopathes, sans empathie ni remords – quasiment tous ont été jugés responsables de leurs actes –, et dont l’enfance a été marquée par des familles dysfonctionnelles. Autre point commun ? « Le désir de toute-puissance, de contrôle de la victime. Hommes comme femmes veulent, en quelque sorte, devenir l’égal de Dieu au travers de leurs crimes », explique Stéphane Bourgoin.

Pour autant, les « serial killeuses » semblent avoir leur propre patte. À l’inverse des tueurs masculins, qui ne connaissent pas leurs victimes, elles s’en prennent généralement à leur entourage. « Il y a, grosso modo, trois catégories de tueuses en série : les veuves noires qui tuent leurs compagnons ou leurs maris, les infirmières de la mort qui assassinent leurs patients (sans chercher à euthanasier) et les mères qui tuent leurs enfants (dont sont exclus les dénis de grossesse et les néonaticides 2) », poursuit ce passionné de criminologie. Suffocation, asphyxie, strangulation, poison, injection létale... ces meurtrières, qui ritualisent rarement leurs scènes de crime, recourent souvent à des méthodes plus dis- crètes que celles de leurs homologues masculins. « Sauf si elles tuent avec quelqu’un d’autre », souligne Stéphane Bourgoin. Des profils types derrière lesquels se cachent toutefois des exceptions... « En trente ans, je n’ai jamais rencontré deux tueurs en série qui soient semblables ! confie l’expert. On imagine souvent un mode opératoire ou un rituel figé, mais en réalité on a affaire à tout l’échantillon de la nature humaine. » Vous voilà prévenus !

... La suite dans le Causette hors-série spécial faits divers, en kiosques jusqu'au 7 septembre 2016.

Publié le 04 Août 2016
Auteur : Aurélia Blanc | Photo : © Strand / The Kobal collection
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