HORS-SÉRIE FAITS DIVERS Publié le 25 Juillet 2016 par Carine Roy

De sombres desseins Di Marco

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À bientôt 90 ans, et même s’il a rangé ses pinceaux, Angelo Di Marco reste le maître incontesté pour illustrer les faits divers. Sa marque de fabrique ? Saisir sur le vif le moment où tout bascule, une seconde juste avant le crime. Sa technique infaillible ? Un noir et blanc réaliste basé sur une longue recherche d’indices... sans verser une goutte de sang !

Des yeux exorbités, des bouches déformées par la peur, des mains ouvertes qui se raidissent sous la douleur... Une illustration de Di Marco se reconnaît d’un seul coup d’œil. « Angelo Di Marco est aux faits divers ce que Fra Angelico est au monde des anges, Toulouse-Lautrec à celui des danseuses de cancan... » Rien que ça ! Le romancier Didier Decoin ne craint pas l’emphase quand il évoque l’illustrateur inégalé du fait divers. Adolescent, le petit Didier désespérait sa mère, car il collectionnait les images de Di Marco pleines « d’assassins aux longs coutelas et de victimes pantelantes, frissonnantes et hurlantes ».

Depuis les années 1950, Angelo Di Marco a signé près de cinq mille dessins en noir et blanc pour Détective, Radar, Qui ? Police, France-Soir... puis pour Actuel, Fluide glacial ou Charlie Hebdo. Ses plus célèbres illustrations s’accompagnent toujours d’un titre racoleur et assumé : « L’amant pervers jetait ses maîtresses à la mer », « Pour qu’elle plaise davantage à son amant, le mari jaloux décide de remodeler sa femme à la ponceuse »... La spécialité de cet expert du crime ? Représenter la peur, la haine et la souffrance de façon hyper réaliste et expressive, saisir l’instant juste avant le passage à l’acte !

... La suite dans le Causette hors-série spécial faits divers, en kiosques jusqu'au 7 septembre 2016.

Publié le 25 Juillet 2016
Auteur : Carine Roy | Photo : © Angelo di Marco / Musée virtuel Di Marco
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