Reportages Publié le 31 Mai 2016 par Solène Chalvon

La parenthèse désenchantée Afghanistan

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À raison, ils attendaient beaucoup de leurs prometteuses destinées. Pendant plus d’une décennie, toute une génération, biberonnée à la culture occidentale, a illustré le réveil afghan. Mais le fondamentalisme religieux et la survivance des talibans ont mis à bas leurs espoirs, les poussant à l’exil.

La chute du régime taliban, fin 2001, écrasé par la coalition occidentale, a entraîné jusqu’à 140 000 soldats de l’Otan en Afghanistan, aux trois quarts américains. La mission : stabiliser le pays, pourvu désormais d’un système démocratique. C’est donc la fin de cinq années de sinistre règne. La fin des lapidations des couples adultérins, de l’interdiction de toute vie sociale et professionnelle pour les femmes. Dès lors, la place est libre pour les Noor, Leyli, Shamsuddin ou Sahar avides de modernité, pleins d’espoir après vingt- deux ans (le premier conflit a débuté en 1979 avec l’intervention soviétique) de guerre civile. Cette génération est poussée à travailler, notamment les femmes, dans le cadre d’une nouvelle économie bondissante, artificiellement gonflée par les capitaux étrangers. Pendant ce qu’on pourrait qualifier de « dix glorieuses », elle va porter en elle les germes d’une nouvelle bourgeoisie des villes.

... La suite dans Causette #68.

Publié le 31 Mai 2016
Auteur : Solène Chalvon | Photo : Sandra Calligaro/Picturetank
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