Politique Publié le 25 Avril 2016 par Fabrice d'Almeida, historien et professeur à l’université Panthéon-Assas, à Paris.

Entre esthétisme et populisme Festival de Cannes

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Dès sa création, le Festival de Cannes a entretenu une relation ambiguë avec la politique. Cela a même pris certaines fois le pas sur le côté artistique.

Pierre lescure, le président du Festival de Cannes, en est fier. En 2015, l’organisation a tenu bon alors qu’un film sélectionné, Much Loved, a été censuré dans son pays d’origine, le Maroc. Le réalisateur, Nabil Ayouch, y montrait la vie quotidienne de quatre jeunes prostituées vendant leur corps à des touristes occidentaux ou à de riches Saoudiens. L’œuvre avait été jugée contraire aux valeurs morales et offensante pour l’image de la femme. Mais le film a été projeté à Cannes et l’actrice principale, Loubna Abidar, menacée par des fondamentalistes, a été interviewée par Lescure en personne sur le plateau de C à vous. C’était une fois de plus la manifestation du rapport complexe que le festival entretient avec la politique.

... La suite dans Causette #67.

Publié le 25 Avril 2016
Auteur : Fabrice d'Almeida, historien et professeur à l’université Panthéon-Assas, à Paris.
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