Culture Publié le 25 Janvier 2016 par Sarah Gandillot

À voir sans modération Sébastien Barrier

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Il a longtemps joué dans la rue, haranguant les passants sur le port de douarnenez. À 41 ans, le comédien conteur a fait de sa névrose logorrhéique un art maîtrisé et a rejoint les salles de théâtre. depuis plus de deux ans, il raconte, dans un spectacle-fleuve intitulé Savoir enfin qui nous buvons, sa rencontre avec les vins nature. ou plutôt ceux qui les font. un pur moment de jubilation, de drôlerie et de tendresse ponctué de dégustations fort à propos. Santé !

Des tables de bistrot, des loupiotes, de jolis verres à pied. La salle polyvalente d’Antony (Hauts‐de‐Seine) n’a jamais été aussi cha‐ leureuse. On se croirait partout sauf au théâtre. C’est la magie de Sébastien Barrier ! Depuis deux ans, ce drôle d’oiseau à crinière ébouriffée et gueule de mec qui a tout vécu joue un spectacle monstre : Savoir enfin qui nous buvons. Un « seul en scène » marathon à géométrie variable – en fonction des digres‐ sions et désirs d’improvisation de son auteur et interprète –, mais qui a rarement duré moins de sept heures. Un spectacle ovni, ponctué de dégustations salutaires qu’on s’envoie dans le gosier avec délectation, qui raconte la rencontre accidentelle, mais déterminante, de Sébastien Barrier avec... les vins nature. Les quoi ? Oui, oui, les vins nature. Explication pour les moins avertis : depuis plusieurs années, une « contre‐agriculture » s’est imposée dans le paysage œnologique. Face à la grande industrie du vin, qui retouche ses breuvages à grand renfort de chimie, quelques vignerons éthiques et utopistes produisent, sur de petites parcelles, des crus divins sans engrais ni pesticides de synthèse, en faisant l’impasse sur 99 % des additifs autorisés (les sulfites, notamment). Une contre‐culture, en vogue malgré tout chez les bobos parisiens, qui ne pouvait que plaire à ce marginal qu’est Sébastien Barrier.

... La suite dans Causette #64.

Publié le 25 Janvier 2016
Auteur : Sarah Gandillot | Photo : © Angélique Lileyre
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