La copine de Causette Publié le 21 Décembre 2015 par Laura El Makki

Corps céleste Alice Renavand

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Douée, travailleuse, vaillante, cette étoile de l’opéra de Paris n’a jamais renoncé à ses rêves. Dans la course à l’excellence dès son plus jeune âge, elle a perdu confiance en elle sans jamais perdre le goût de la danse. Le hasard l’a mise sur le chemin de Pina Bausch, qui l’a sauvée et lui a appris à s’aimer.

20 décembre 2013, première du Parc, d’Angelin Preljocaj, à l’Opéra Garnier. Comme tous les autres danseurs, Alice Renavand est dans sa loge, elle se prépare avant l’entrée en scène. Elle tient le premier rôle féminin du ballet. Un honneur, « un rêve ». On frappe à sa porte, on lui demande si quelqu’un sera là ce soir pour la voir danser. Non, sa famille vient pour Noël, mais la question soulève en elle un espoir : ce soir, peut-être, sera LE soir. Elle téléphone à sa mère et lui demande de venir au cas où. Puis le vide se fait, plus rien ne compte que la chorégraphie et ce moment tant attendu de la représentation, qui récom- pense des semaines de travail acharné.

Le spectacle est un triomphe. Après les saluts, le rideau tombe. Alice Renavand voit un ingénieur du son s’avancer et poser un micro sur scène, signe qu’un discours se prépare. « Là, j’ai regardé autour de moi, je me suis tournée vers mon partenaire, Stéphane Bullion, qui m’a souri. Et le rideau s’est levé. » Alice a 33 ans. Elle est enfin nommée danseuse étoile. Quand elle y pense, aujourd’hui, elle se souvient avoir eu le tournis, enivrée par un étrange « shoot d’énergie », voyant sa vie défiler – cette vie où « tout ne s’est pas passé comme sur des roulettes ».

... La suite dans Causette #63

Publié le 21 Décembre 2015
Auteur : Laura El Makki | Photo : Fabien Breuil Pour Causette
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