musique Publié le 02 Novembre 2015 par Isabelle Motrot

Rock tendre et pop dure La Bestiole

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La Bestiole s’autodéfinit ainsi : une créature avec deux cerveaux, quatre mains et un seul cœur. Drôle d’animal, en effet, composé en fait d’un guitariste, Olivier Azzano, et d’une batteuse-chanteuse, Delphine Labey. La Bestiole, qui a chauffé les premières parties des Têtes raides et joué avec Asaf Avidan, sort son troisième EP : Les Grands Rapides. Biberonnée au mélange détonnant Léo Ferré-Patty Smith, les oreilles affûtées par un père pianiste, Delphine Labey a fait ses premiers pas sur scène au théâtre. Mais la comédie musicale l’a vite happée (Hair, La Tempête) et lui a donné le cran de se lancer seule à l’assaut du micro. Une rencontre plus tard, avec Olivier Azzano, guitariste et compositeur, La Bestiole était née. Ce nouvel EP est un mélange volcanique de rock pur et de ballades fragiles, poignantes, grâce à la voix grave et voilée de Delphine. Les textes (en français), impressionnistes, propagent des images et des ambiances 3D, véritables courts-métrages virtuels. « Le cinéma, c’est ce qui nous porte », avoue Delphine. Le titre Les Grands Rapides évoque d’ailleurs une atmosphère de western et reflète bien le flow du duo : énergique et puissant. Mais ça n’est pas la seule raison : « Ce titre, il raconte aussi une étape de notre parcours. On a fait des rencontres, on va jouer avec d’autres, on lâche prise, on se laisse porter vers l’ailleurs, vers une nouvelle liberté. », confie la chanteuse.

Publié le 02 Novembre 2015
Auteur : Isabelle Motrot
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