cinema Publié le 28 Octobre 2015 par Carine Roy

Le repérage des décors Réparer les vivants • Épisode 2

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Après le succès de Suzanne, la réalisatrice Katell Quillévéré prépare son troisième opus, Réparer les vivants. Une adaptation du roman de Maylis de Kerangal, qui raconte l’histoire, sur vingt-quatre heures, d’une transplantation cardiaque. En exclusivité, Causette vous fait partager les coulisses du film, qui sortira courant 2016. Dans Causette #59, vous avez pu découvrir le premier épisode : le scénario, avec Gilles Taurand. Voici le deuxième : le repérage des décors, avec Fabienne Guicheneuy

Le scénario est terminé, le casting principal choisi… C’est le moment des repérages : il faut trouver les décors naturels, tous ceux qui ne seront pas tournés en studio. Ils doivent correspondre au scénario et aux intentions de la réalisation, souvent avec un budget très serré. C’est le rôle du repéreur, il est parmi les premiers techniciens à travailler sur le film. « Notre boulot, c’est de proposer un choix pour la mise en scène. Un repérage, c’est au moins deux lieux. Et il faut aussi avoir une solution de repli au cas où l’un des deux deviendrait, pour x raisons, inaccessible. Mais, quelques fois, il n’existe qu’un seul lieu possible si celui-ci est très spécifique », explique la repéreuse Fabienne Guicheneuy. Elle a débuté en 2001 sur le film The Truth about Charlie, de Jonathan Demme, où elle était également régisseuse adjointe. Pour Réparer les vivants, elle s’est occupée de débusquer cinq endroits en Îlede- France – un autre repéreur a cherché les décors situés en Normandie.

« On est censé avoir fini quand le tournage démarre. Mais il peut y avoir des couacs. Là, je viens également de travailler sur le road movie d’Eleanor Coppola [Bonjour Anne, ndlr]. On m’a appelée en secours à quinze jours de la date de tournage, car un décor, c’est aussi un décor que la production peut s’offrir ! Et là, ils ont été assommés par les exigences financières demandées pour un lieu qui avait déjà été trouvé. J’ai dû ainsi chercher une grande cave médiévale dans Paris ou à proximité. Et je l’ai trouvée ! Je me suis surprise moi-même, car c’était un lieu où personne n’avait jamais tourné, donc j’étais doublement contente ! » Fabienne connaît son job, elle a travaillé également pour Bertrand Tavernier sur Quai d’Orsay et sur des films de Pierre Jolivet et d’Yvan Attal. Aujourd’hui, Katell Quillévéré recherche un décor qui pourrait faire office d’Agence de la biomédecine. C’est ici que s’effectue, entre autres, la répartition des greffons au plan national. La vraie agence est située à Saint-Denis (en Seine-Saint-Denis), elle fonctionne 24 heures sur 24 et il n’est pas envisageable d’y tourner. Pour éviter toute invraisemblance, Katell et une partie de son équipe ont rencontré de jour comme de nuit le personnel, ils ont observé comment fonctionnent les protocoles hyper sécurisés… Isabelle Tréma, directrice de la communication de l’Agence, est enthousiaste : « On travaille avec l’équipe du film tous les jours en ce moment. C’est passionnant ! »

... La suite dans Causette #61.

Publié le 28 Octobre 2015
Auteur : Carine Roy | Photo : Carine Roy
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