Chiffons Publié le 28 Octobre 2015 par Clarence Edgard-Rosa

C’est qui, la patronne ?

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Son nom veut dire « costume de pouvoir », rien que ça. Ses épaulettes démesurées crient « je suis la femme de la situation », et il paraît que lorsqu’on l’enfi le, on en impose automatiquement. Bim. Rencontre avec le power suit.

Les années 1980 sont celles du fric et du tape-à-l’oeil. Elles marquent la naissance d’une figure forte : l’executive woman, celle qui fait taire tout le monde quand elle entre dans la salle de réunion et qui tape du poing sur la table pour faire sa place dans l’univers du business, dominé par les hommes. Les silhouettes sont taillées en X (oui, c’est ça, comme dirait Cristina Cordula sur M6) : épaules surdimensionnées, taille marquée… la féminité version « poussez-vous bande de nazes, j’arrive et j’ai une conf call avec la Chine dans dix minutes ». C’est plutôt Joan Collins dans Dynastie que Sue Ellen dans Dallas : une gonzesse qui n’est pas là pour enfiler des perles (ou alors, faut que ça rapporte bonbon). Alors que la décennie marque pour les femmes le début d’une quête acharnée – celle de l’équilibre vie professionnelle-vie privée –, leur tenue tente de combiner pouvoir (le costume d’homme) et féminité (la taille de guêpe). Conquérante et autoritaire… sans ranger la séduction au placard, donc. N’oublions pas que la femme des années 1980 a réussi « l’amalgame de l’autorité et du charme », comme dit Sardou. Faudrait pas en demander trop, non plus.

... La suite dans Causette #61.

Publié le 28 Octobre 2015
Auteur : Clarence Edgard-Rosa | Photo : illustration : Thierry Mugler
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