CABINET DE CURIOSITE Publié le 28 Septembre 2015 par Elodie Berthaud

La flibustière de Macao Lai Choi San

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Au début du XXe siècle, les côtes du sud de la Chine sont infestées de pirates. Parmi les plus puissants chefs de gang figure une femme : Lai Choi san. À 40 ans à peine, elle est à la tête d’une flotte de douze navires qui rackettent et rançonnent tout ce qui passe au large de macao. En 1930, un journaliste américain a réussi à rencontrer cette dame de fer.

Un pirate, c’est poilu, borgne et crasseux. Ça écume les mers, poussé par la faim ou l’appât du gain. Ça déterre des trésors, ça part à l’abordage le couteau entre les dents, ça s’enivre de femmes et d’alcool. C’est en tout cas ce que nous content depuis la nuit des temps Homère, Defoe ou Steven- son... Mais la littérature oublie que la piraterie s’est aussi conjuguée au féminin. À toutes les époques, des « amazones des mers » se sont illustrées par leur habileté au combat et à la navigation. Parmi elles, Lai Choi San. Dans les années 1920-1930, cette Chinoise régnait sur les eaux de Macao, la colonie portugaise située non loin de Hongkong, connue pour ses tripots et ses nuits interlopes.

À cette époque, le sud de la Chine est le royaume des pirates. Sur les routes maritimes, des bandits bien organisés attaquent, pillent, rançonnent, torturent, tuent. Tout navire est une proie, une source potentielle de profits, qu’il soit chinois ou européen, qu’il transporte des voyageurs, des marchandises ou des pêcheurs.

... La suite dans Causette #60.

Publié le 28 Septembre 2015
Auteur : Elodie Berthaud | Photo : © ullstein bild/getty images
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