Enquete Publié le 28 Septembre 2015 par Héloïse Rambert

Mammo non troppo

blog post image

Vous avez été nombreuses et nombreux, professionel(le)s ou non, à nous faire part de vos doutes quant au dépistage systématique du cancer du sein. En effet, une polémique s’est élevée selon laquelle celui-ci entraînerait un surdiagnostic, et donc le traitement inutile de milliers de femmes. En ce mois d’Octobre rose, où la campagne d’information sur la mammographie est dans les starting-blocks, nous avons enquêté pour tenter de faire le point.

Ce chiffre-là laisse peu de place au doute. Le cancer du sein reste le cancer féminin le plus meurtrier : il tue chaque année plus de onze mille femmes en France. Pourtant, ce n’est pas faute de se démener pour mettre la maladie au tapis. Les cancérologues ont désormais à leur disposition tout un arsenal thérapeutique (chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie, hormono- thérapie...), mais aussi de diagnostic avec le dépistage organisé du cancer du sein par mammographie, mis en place par les pouvoirs publics et étendu à tout le territoire en 2004. Depuis cette date, toutes les femmes de 50 à 74 ans, sans symptôme apparent ni autre risque que leur âge, reçoivent une invitation à réaliser un examen gratuit tous les deux ans auprès de radiologues agréés. « 70 % des femmes concernées se font dépister », déclare le Dr Bernard Asselain, ancien épidémiologiste à l’Institut Curie. Le but affiché est limpide : repérer massivement les cancers aux stades les plus précoces, les traiter « illico », de la manière la plus efficace et légère possible, et ainsi maximiser les chances de rémission et de survie des femmes.

... La suite dans Causette #60.

Publié le 28 Septembre 2015
Auteur : Héloïse Rambert | Photo : Photos : Andi Galdi Vinko pour Causette - stylisme : Natasa Kovalik
2117 vues | 0 commentaire

Déposez votre commentaire
J'aime Causette