RÉFUGIÉS Publié le 28 Septembre 2015 par Liliane Roudière, Audrey Lebel

Femmes : la double peine

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L’exemple de la migration confirme que la vulnérabilité des femmes – et non la fragilité – n’a pas de frontières. Elles sont là encore victimes des violences psychiques, physiques et sexuelles. Dans leur pays d’origine, sur la route... c’est toujours leur sexe que l’on blesse en signe de pouvoir. On ? Daech, un passeur, des autorités locales, un soldat de bachar el-assad ou d’un autre dictateur...

Reconnu dans le monde entier, le docteur Pierre Foldès, chirurgien urologue, s’est fait une spécialité : il a inventé et développé la chirurgie réparatrice de la vulve pour les femmes victimes de violences sexuelles, d’excision ou d’infibulation. Il opère entre trente et cinquante femmes par mois. Comme il aime à le rappeler : « C’est une pathologie d’origine humaine ! » et ça, il ne le digère toujours pas. Il « répare » ces femmes à Saint-Germain-en-Laye, dans les Yvelines. Depuis janvier 2014, avec Fré- dérique Martz, il a créé et ouvert l’Institut en santé génésique (ISG) afin de donner toutes leurs chances à ces femmes victimes de violences – migrantes ou non – dans le cadre d’une prise en charge gratuite et globale. En effet, une équipe d’infirmières, de médecins, de psychologues et de juristes sont là pour leur permettre de « guérir » vraiment et se réintégrer à la société. Cette chirurgie militante est une « spécificité française », précisent les fondateurs de l’ISG, ce qui leur confère une position d’observateurs inattendus sur la migration en général et les migrantes en particulier.

... La suite dans Causette #60.

« De plus en plus de femmes arrivent seules ou avec des enfants »

La sociologue Jane freedman, spécialiste des violences de genre dont sont victimes les migrantes et les réfugiées, a passé plusieurs semaines en Grèce auprès de femmes qui ont fui la syrie et l’irak, cet été.

Causette : Pourquoi être allée enquêter sur l’ île de Kos en juillet dernier ?

Jane Freedman : Je travaille sur les femmes migrantes et les réfugiées, donc c’est avant tout pour mes recherches que je me suis rendue là-bas. Mais, surtout, ce qui m’interpellait, c’est que personne ne parle des femmes et des violences dont elles sont notamment victimes en Syrie, alors qu’on sait que les violences sexuelles sont un fléau dans ce pays. Je voulais comprendre quelle était la situation sur place.

... La suite dans Causette #60.

Publié le 28 Septembre 2015
Auteur : Liliane Roudière, Audrey Lebel | Photo : © Dado Ruvic/Reuters -
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