Culture Publié le 28 Septembre 2015 par Isabelle Motrot

Smockey, le rap’ activiste

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Dénonçant la corruption qui règne au Burkina Faso, Smockey ne s’en tient pas au rap et fonde, avec Sam’s K le Jah, chanteur de reggae, le collectif Balai citoyen qui joue un rôle essentiel dans la démission forcée de Blaise Compaoré.

Inspiré par le duo Bourvil-de Funès dans la série des « Gendarmes », Smockey a failli devenir militaire. Le poids de la hiérarchie le dissuade rapidement de poursuivre cette voie. Bien lui en a pris, sinon, qui sait, le mouvement du Balai citoyen n’aurait peut-être jamais vu le jour. Or, Serge Bambara, alias Smockey, rappeur de 43 ans, est devenu l’homme le plus populaire du Burkina Faso depuis qu’il a fondé ce mouvement, l’un des fers de lance de l’insurrection qui a chassé le président Blaise Compaoré.

Après une enfance à Ouagadougou et un détour d’une décennie par la France, ce sont les abus du régime de Compaoré qui poussent Smockey à regagner le pays natal. « En 1999, j’ai assisté à une descente de militaires dans une cité estudiantine de Ouaga : ils faisaient tomber des étudiants par les fenêtres », explique Smockey, qui reçoit dans son studio d’enregistrement Abazon, dans le quartier de Wemtenga. Depuis quinze ans, Smockey y enregistre ses albums et produit ceux des autres. En langue bissa, Abazon veut dire « il faut faire vite ». Un sentiment d’urgence qui, déjà, obsède le rappeur.

... La suite dans Causette #60.

Publié le 28 Septembre 2015
Auteur : Isabelle Motrot | Photo : Magali Corouge / Divergence
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