Politique Publié le 28 Septembre 2015 par Propos recueillis par Virginie Roels

Cécile Duflot Dans la peau de l’animal

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Que se passe-t-il dans la tête d’une femme politique ? Comment s’est-elle construite, comment imagine-t-elle son image ? Interview subjective et ressentie, confessions de la femme politique sur les ressorts de sa personnalité.

Autoritaire mais timide ; ambitieuse mais patiente ; écolo pure et dure, mais capable de compromis. Voilà quatorze ans que Cécile Duflot navigue dans les eaux troubles du politique et parvient à surnager malgré ces contradictions. À moins que ce ne soit grâce à elles...

Causette : Vos parents parlaient-ils politique ?

Cécile Duflot : Ils en parlaient avec une très grande prudence, disant que cela n’était pas « fait pour nous », ce qui ne les empêchait pas d’être très engagés ! À l’âge de 2 ans, j’ai manifesté en landau contre le barrage de Naussac et, quand j’avais 12 ans, ma mère nous emmenait camper dans une prairie pour empêcher le fauchage précoce d’une espèce d’orchidée.

L’événement qui vous a éveillée à la politique ?

C. D. : Au printemps 1993, j’ai croisé Pierre Bérégovoy, quelques semaines avant son suicide. Lors d’un débat portant sur la politique monétaire européenne, ses officiers de sécurité m’avaient bousculée et fait tomber. Il les avait alors toisés et m’avait aidée à me relever en s’excusant. Cela m’a beaucoup marquée, car je me souviens l’avoir vu partir vers sa voiture, seul. La solitude, la difficulté... j’ai senti en quoi la responsabilité politique pouvait être destructrice. À l’époque, c’était inenvisageable pour moi de faire de la politique, elle avait quelque chose de repoussant.

... La suite dans Causette #60.

Publié le 28 Septembre 2015
Auteur : Propos recueillis par Virginie Roels | Photo : © Loïc Mazalrey/Dalam
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