La copine de Causette Publié le 14 Mai 2010 par Liliane Roudière

Florence Aubenas La tempête venue de Ouistreham

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Florence Aubenas s'impose, malgré elle, comme la force tranquille du journalisme français. Ancien grand reporter pour Libération, ex-otage en Irak, où elle a passé cinq mois assise dans un soupirail haut d'un mètre cinquante, elle s'est ensuite penchée sur le cas Outreau et fait aujourd'hui partie de la rédaction du Nouvel Observateur. Actuellement, elle sillonne la France pour la promo de son dernier livre, Le Quai de Ouistreham, dans lequel elle s'applique à tirer l'alarme - pas la larme - sur la situation des « précaires », ces invisibles qui rament pour trouver quelques heures de ménage payées que dalle. Pour sa sensibilité, son courage, son humanité et son talent, Causette n'a qu'un mot: Florence, continue comme ça !

C'est un des premiers jours de soleil, la ville est calme, nous respirons. Nous partons avec Florence Aubenas à la Fnac de Lille où elle doit débattre avec des lecteurs. Elle arrive à grands pas, large sourire, poignée de main franche, les yeux dans les yeux. Son dernier livre, Le Quai de Ouistreham, raconte les six mois qui lui ont permis de comprendre la crise en la vivant de l'intérieur. « Il me fallait trouver un temps plus lent pour observer cette énième crise. Il me semble qu'il y a une impuissance des journalistes à traiter de cela. Ils sont plutôt bons pour traiter les événements et les mauvaises nouvelles, l'ordinaire leur échappe plus, il faut aller dans l'urgence. Le milieu parisien, dont je participe, est un peu coupé de la base. »

 

...à lire dans Causette #8...

 

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Publié le 14 Mai 2010
Auteur : Liliane Roudière | Photo : Christophe Meireis
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