Sport Publié le 29 Avril 2015 par Carine Roy

Le parcours des combattantes Boxe féminine

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En 2015, même si les effectifs de boxeuses licenciées augmentent, et même si elles sont de plus en plus nombreuses à assumer cette part de virilité qui est en elles pour les championnes, le combat n’est pas gagné !

« Rester dans sa bulle, concentrée, passer ses droites, bien rester sur ses jambes... » Nous sommes le 27 février 2015, à l’Espace Venise de Sarcelles (Val-d’Oise), aux alentours de 21 h 15. La championne du monde profes- sionnelle poids plume WBF (fédération de boxe anglaise professionnelle), Gaëlle Amand (invaincue en douze combats), s’apprête à monter sur le ring. Six rounds plus tard, elle s’impose aux points face à la Polonaise Bojana Libiszewska. « Depuis quinze mois, je ne trouvais pas de combat, j’étais impatiente. Depuis la retraite des frères Acariès, il y a moins de promoteurs qui en organisent. L’adrénaline monte quand je mets les bandages aux vestiaires. Puis sur le ring, j’oublie tout. Je me dis : c’est elle ou moi ! C’est galvanisant ! Il faut avoir un mental d’acier ! »

À 32 ans, Gaëlle a la dent dure. Ses points forts ? « L’agressivité, un bon cardio. Elle met beaucoup de coups, et c’est tout un art ! Il y a les esquives, les blocages, cela demande de la discipline, de la volonté et beaucoup de technique. Les femmes sont aussi bonnes que les hommes, elles ont parfois moins de puissance, c’est tout », affirme fièrement son entraîneur Ibrahima, qui la coache au Rahilou Cergy Boxe. « Les gens du club, c’est comme une famille, je passe plus de temps avec eux qu’avec ma vraie famille », ajoute Gaëlle. Sa mère, Corinne, ne vient d’ailleurs pas assister aux combats – ou seulement aux plus importants –, elle a trop peur pour sa fille. Sa sœur de 33 ans, Priscilla, elle, lui a d’abord dit qu’elle ne comprenait pas comment on pouvait taper sur quelqu’un comme ça, mais aujourd’hui, c’est sa plus grande supportrice ! « Il y a beaucoup de préjugés sur la boxe féminine, mais on se blesse beaucoup moins qu’au rugby ou au hand-ball. Ce n’est pas un sport de voyous, mais un art de la précision où il faut travailler sa stratégie d’attaque ou de défense en fonction de son adversaire », confie Gaëlle.

... La suite dans Causette #56.

Publié le 29 Avril 2015
Auteur : Carine Roy | Photo : Zacharie Scheurer pour Causette
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