Culture Publié le 08 Mars 2010 par Nadia Benarfa, avocat.

Dossier Street Art L'art de la rue au prétoire

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À chaque procès son atmosphère Atmosphère répressive, accusatoire et parfois même injurieuse : Le procureur: « Permettez-moi de vous dire, monsieur, que vous n'êtes qu'un minable, un artiste raté qui salissez les villes ! » ou comment on reproche à un peintre, un graffeur, un writer de n'avoir pas respecté l'espace public ou la propriété d'autrui en l'insultant publiquement. Et le juge de renchérir: « Non mais vous vous rendez compte ? Les murs des écoles ! Quelle horreur ! Je ne comprends pas. C'est insensé. Vous avez des enfants ? Oui. Vous aimeriez qu'ils aillent à l'école dans des endroits pareils ?! » Silence. Le prévenu a compris depuis longtemps le gouffre qui le sépare de ses juges... vociférations, insultes, condamnations.

L'art irrémédiablement écarté des prétoires, le sens du geste balayé, l'existence même du mouvement graffiti niée, la voie de la répression s'en trouve toute tracée. Les choses sont simples, très simples, trop simples.

 

...à lire dans Causette #7...

 

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Publié le 08 Mars 2010
Auteur : Nadia Benarfa, avocat. | Photo : flip One, new york 1974. © Flint Gennari
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